header-bg
header-bg
filet
filet
newsletter picto
button ok
recherche picto
Rencontres Love
chambers chambers

> 04 mars 2009 à 18h45

Par Couet-Lannes VINCENT

Dwain Chambers : "j’étais devenu un junkie ambulant"

Le sprinteur britannique est revenu dans son dernier livre sur les années de dopage qui ont marqué sa carrière d’athlète professionnel. Des révélations qui font froid dans le dos.

Dwain Chambers le repenti, tel aurait pu être l’intitulé de son autobiographie. Celle-ci a finalement été baptisée "Race against me" (la course contre moi-même). Un titre qui évoque bien les années sombres vécues par l’un des plus grands espoirs de l’athlétisme britannique. Si 2002 fut l’année de la consécration pour Chambers (titre européen et record d’Europe à la clé), 2003 marque celle de la descente aux enfers. Contrôlé positif à la THG, substance créée par le laboratoire Balco et réputée indétectable, il est suspendu deux ans et manque les JO d’Ahènes. Aujourd’hui, Chambers décide de passer aux aveux. Le Daily Mail nous en livre certains extraits.

"Quatre mois à peine après le début de mon 'programme' pour devenir l'homme le plus rapide au monde, je consommais des médicaments de manière quasi quotidienne", révèle le sprinteur britannique. "Je prenais de tout: pas seulement du THG, de l'EPO ou du HGH, mais aussi de la testostérone pour m'aider à dormir et réduire mon cholestérol, ou de l'insuline. J'étais devenu un junkie ambulant". Chambers se serait ainsi administré plus de "300 drogues différentes" durant la simple année 2002, ce qui explique en grande partie ses performances cette année-là. "Lorsque j'étais propre, mon record personnel était de 9,97 sur 100 mètres. Une année plus tard, après des nuits sans sommeil, l'angoisse, la douleur des crampes d'estomac, les nombreuses prises de sang, l'irrégularité de mes résultats et la déception de manquer plusieurs courses, j'avais réussi à courir en 9,87", reconnaît le Britannique.

Dwain Chambers précise qui plus est ne jamais avoir été contrôlé positif durant cette période faste, où il sera d’ailleurs l’un des rares sprinteurs à battre Maurice Greene. Il tombera finalement quelques mois plus tard, premier d’une longue liste d’athlètes mouillés dans le scandale Balco (2003). Depuis, Chambers s’est racheté une conduite, malgré l’image de pestiféré qu’il traîne comme un lourd fardeau dans le milieu du sport anglais. Exclu de la sélection britannique pour les JO de Pékin, il a finalement été réintégré à l’occasion des prochains Championnats d'Europe en salle de Turin (6-8 mars), où il sera l'un des favoris du 60 m. Le patron de l’athlétisme anglais, Charles van Commenee, a récemment déclaré qu'il était "temps de pardonner à Chambers". "Cet homme a commis une faute, il a été condamné, il a exprimé ses remords. C'est la vie."
 


 
rt box rt
rt box lt
lus picto

Plus lus, plus commentées, news de la rédaction

rt box rt
rt box lt
Le pari du jour

SONDAGE DE LA SEMAINE

Est-ce que Marseille a déjà perdu la course au titre?

Votez