
iconsport_jpt_141110_47_07> 15/11/2010
Lionel Messi, le génial attaquant du FC Barcelone, est un homme heureux. Non seulement il gagne 8,5 millions d’euros par an mais en plus, il a empoché la coquette prime de 4 millions d’euros grâce au triplé historique des Blaugranas en 2008-09 : championnat, coupe d’Espagne et Champions League. À côté de la star argentine, les dix-huit joueurs de Montpellier passeraient presque pour des smicards. Après une belle victoire sur l’OM fin janvier, ils ont pourtant été très heureux que Louis Nicollin, le président du club, leur verse un quadruple bonus, pour un montant total de 108 000 euros. Et tant pis si la plupart des footballeurs affirment que les primes de matchs ne modifient en rien leur motivation… Dans la réalité, elles sont âprement négociées en début de saison, et le fait qu’elles fluctuent d’un club à l’autre montre toute leur importance, pour les joueurs et les dirigeants. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si elles sont attribuées match par match ou pour la victoire d’un trophée. Les dessous du sport ont enquêté sur les principaux clubs de Ligue 1.
Les dessous du sport : Alors que le salaire moyen en Ligue 1 est de 45 000 euros, les primes ont-elles un impact sur la réussite d’un club ?
René Charrier (directeur général de l’Union nationale des footballeurs professionnels) : Je ne crois pas que ça influe sur les résultats. Ce serait faire injure aux joueurs de raisonner de la sorte.
Dans ce cas, pourquoi en verser ?
Dans ces entreprises que sont les clubs, aucun joueur n’a le même salaire que ses coéquipiers. Quand un jeune payé 15 000 euros par mois touche une prime, celle-ci constitue pour lui un vrai bonus par rapport à cette même prime perçue par un joueur confirmé qui émarge à 150 000 euros.
Est-ce la seule raison ?
Non, les primes ont ceci de sympathique qu’elles créent de la cohésion dans un groupe. Ça soude les joueurs d’être tous traités d’égal à égal.
Comment sont-elles fixées ?
Les primes sont le fruit de négociations entre les cadres de l’équipe et les dirigeants. En général, plus le club gagne, plus ses rentrées d’argent sont importantes, et plus il peut être généreux. Avec la crise, la politique de bonus sera peut-être revue à la baisse.
Vous êtes un ancien joueur professionnel. Vos primes étaient-elles également élevées ?
À l’OM, en 1975-76, je gagnais 12 000 francs par mois (1 830 euros actuels, ndlr). Mon salaire doublait avec les primes. À présent, elles ne représentent même plus 10 % du salaire d’un joueur.
José Mourinho, Josep Guardiola et André Villas-Boas auront certainement marqué la saison 2010 – 2011 par leur talent d’entraîneur. D’autres auront au contraire clairement déçu. Tour...
Cristiano Ronaldo et sa Bugatti Veyron vous font saliver ? Attendez un peu de voir William Gallas et sa Mercedes SLR. Les footballeurs ont de l'argent et savent le dépenser.
Pour clore cette saison 2010 – 2011 de football, tour d’horizon des chiffres. Salaires, revenus publicitaires, nombre de cartons. Rooney, Ronaldo et Messi sont en ligne de mire.

Est-ce que Marseille a déjà perdu la course au titre?
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