Arrêté par la police espagnole lors des affrontements précédant le match de Ligue des champions entre l’Atlético et Marseille, Santos Mirasierra est emprisonné à Madrid depuis le 3 octobre. Côté espagnol, ça traîne, et sur la Canebière, on commence à trouver le temps long.
Selon la famille de Santos Mirasierra, l’affaire n’est pas un dossier prioritaire pour la justice espagnole qui fait « mariner tout le monde ». Non seulement le juge a repoussé les audiences à plusieurs reprises, mais il a aussi mis beaucoup trop de temps à visionner les images vidéo de Canal + Espagne.
« On y voit l’intervention musclée de la police, raconte sa femme, Séverine. Santos prend des coups et se défend mais à aucun moment il ne lance un siège ». Une fois ces images visionnées, le juge aurait demandé la vidéo de surveillance du stade. « On voit bien le policier qui reçoit un siège, continue-t-elle. Mais on ne voit pas Santos le lancer. Et comme il n’y a aucune preuve, c’est la parole de Santos contre celle du policier ».