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> 20 mars 2009 à 15h20

Par Thomas HETEAU

Dopage : le foot et le rugby réagissent aux résultats de l’AFLD

Mercredi, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) rendait publics les résultats d'analyses effectués sur 138 sportifs professionnels. Verdict : 21,8% de dopés à la DHEA dans le football, 16% dans le rugby. Depuis, les réactions se multiplient.

Trente deux échantillons capillaires de footballeurs professionnels analysés, 7 présentant des traces de DHEA. Pour le monde de l’ovalie, ce n'est guère mieux, avec 16,7 % de "résultats anormaux". Telle est l’accablante conclusion des analyses effectuées par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur 138 sportifs professionnels issus du football, du rugby, de l'athlétisme et du cyclisme. Pourtant, l’AFLD ne prendra pas de sanctions disciplinaires et ne divulguera pas les noms de ces sportifs. Un choix que regrette Laurent Blanc. L’entraîneur girondin souhaiterait que l’AFLD aille au bout de sa démarche.

"Je pense que lorsque l'on a les résultats, on les communique, on donne les noms, et on prend des sanctions", a-t-il déclaré. "Mais pas en la rendant publique comme maintenant, et en s'exposant à un pataquès médiatique énorme. Soit on punit les tricheurs, soit ça n'a pas lieu d'être ! À Bordeaux, nous n'étions même pas au courant, ni concernés, car aucun joueur n'a été sollicité. Mais qui, et quels clubs l'ont été ? Ce truc-là est trop flou, et je le regrette".

La Ligue nationale de rugby (LNR), qui a plaidé hier pour une "prévention renforcée", s'est dit "convaincue" par cette démarche, complémentaire à la lutte contre le dopage, et entend se rapprocher encore plus étroitement de l'AFLD et de la FFR. Dans son communiqué, la LNR a tout de même tenu à rappeler "qu’un suivi biologique longitudinal de l'ensemble des joueurs professionnels de rugby a été mis en place depuis la saison sportive 2000-2001. Et que depuis 2004, le paramètre SDHEA a été introduit et donc également contrôlé".

L’un est donc convaincu, l'autre en voudrait davantage. Dans le foot, on ne raisonne donc pas de la même manière qu’au rugby. Mais c’est encore avec Raymond Domenech que cela se vérifie le mieux. Alors que le sélectionneur des Bleus préfère évacuer la question en maniant l’ironie : "C'est une injustice totale que les chauves ne puissent pas être contrôlés", Pierre Camou, le président de la Fédération française de rugby, affiche clairement son inquiétude."Il est évident que je ne peux pas accepter que quelqu'un, qui que ce soit, mette sa santé en jeu", a-t-il dit. "Je ne peux pas accepter que la gloriole d'un titre amène à ça. Au-delà des principes d'équité et de transparence sportive, il y a pour moi l'essentiel, qui est la santé des joueurs. Ne pas s'inquiéter serait ne pas être dirigeant, pas éducateur, pas responsable".




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