Anne-Sophie Roquette, la voix du LOSC


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Anne-Sophie Roquette, la voix du LOSC

Insolites / Football - le 08 mars 2009 à 09h30

Par Couet-Lannes VINCENT

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Anne-Sophie Roquette est la "speakerine" officielle du LOSC depuis presque 20 ans. Une expérience unique qu’elle nous fait partager avec beaucoup d’enthousiasme. Entretien.

N’allez pas lui dire qu’elle est arrivée là par hasard. Le football, Anne-Sophie Roquette y est tombé dedans quand elle était petite. Certes, cette Nordiste de 46 ans a bien envisagé une carrière dans le droit international, mais elle a vite été rattrapée par le virus transmis par sa mère (oui, sa mère!). Pionnière des soirées foot à la radio au début des années 80, elle a finalement pris la direction du stade Grimonprez-Jooris pour y animer les rencontres du LOSC. Depuis plus de 19 ans, elle vit son métier avec passion et partage son amour du ballon rond avec les supporteurs et les joueurs lillois. Une longévité qui lui a même valu deux "Micro d’Or", en 2000 et 2001.  Comme quoi, le football peut aussi être une histoire de femme !

Lesdessousdusport.fr : Anne-Sophie, racontez-nous vos débuts dans le monde du sport.
Anne-Sophie Roquette : J’animais les soirées foot sur la radio Voix du Nord, aux côtés d’Isabelle Dupont. Le responsable des relations publiques du LOSC recevait des lettres de femmes de supporteurs qui se plaignaient de voir partir leur mari au stade. Il a eu l’idée d’y mettre une femme comme animatrice afin les inciter à suivre leurs maris, et m’a proposé de prendre cette place.

Y’a-t-il eu des réaction déplacées de certains supporteurs à vos débuts, voire même maintenant ?
Certainement, mais je n’y prêtais pas attention. Pour être franche, je n’ai même pas de souvenir particulier ! Les réactions machistes, ça ne m’a jamais marquée. D’ailleurs, je ne suis pas la seule "speakerine" dans la région, il y aussi Marie (Nicodème, ndlr) à Valenciennes. Cela prouve bien que le public nordiste n’est pas le plus macho, vraiment pas !

Quel est votre recette pour célebrer les buts lillois?
Je le fait en deux temps. Je laisse d’abord le public exulter, de façon à ne pas couvrir les cris et les chants. Ensuite, j’annonce le but avec le même enthousiasme afin de remobiliser les supporteurs.

Votre meilleur souvenir avec le LOSC ?
Lille-Parme (match retour du tour préliminaire de Ligue des Champions, à l’issue duquel Lille obtient sa qualification, malgré la défaite 0-1). Il y avait à peine 14 000 supporteurs dans le stade, mais on avait l’impression d’être 35 000. J’ai rarement vécu ça.

Vous avez une relation particulière avec les joueurs lillois ?
Bien sûr, mon jardin donne sur Luchin (le centre de formation du LOSC, ndlr) ce qui m’amène à côtoyer la plupart des joueurs formés au club. J’ai une profonde affection pour la famille de Yohan Cabaye, que je connais depuis son plus jeune âge. De manière générale, j’essaye cependant de ne pas trop me rapprocher des joueurs, ils sont déjà tellement sollicités ! Mais à partir du moment où un joueur porte le maillot lillois, je ne supporte pas qu’on le critique !

Quant au nouveau stade de 50 000 places, prévu en 2012…
 C’est mon rêve ! Depuis le temps que l’on attend ça... On mérite un stade digne de ce nom. Et puis, avec lui, on sera enfin protégé de la pluie. Il paraît qu’il pleut beaucoup dans notre région (rires)…

Comment partagez-vous votre passion avec votre mari et vos proches ?

J’ai rencontré mon mari au LOSC lorsqu’il entraînait les minimes. Il s'occupe maintenant du Futsal dans la région, et il m'arrive d'animer des rencontres qu'il organise ! Avec mes amis, c’est différent. Certains aiment le foot, d’autres pas, mais tous savent qu’un samedi sur deux, on ne peut pas dîner ensemble !
 

 

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