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Yoann Maestri Yoann Maestri

> 07 août 2009 à 10h30

Par Georgia DIAZ

Yoann Maestri: "Je ne suis pas le nouveau Fabien Pelous"

Le deuxième ligne Yoann Maestri jouera toujours en rouge et noir, cette saison. Non pas sur la Rade, mais à Toulouse. Tout le monde voit en lui le successeur de Fabien Pelous, mais le joueur se montre plus modeste... Interview.

Yoann Maestri a posé ses valises à Toulouse, il y a moins d'un mois. À 21 ans, le transfuge toulonnais est annoncé comme le successeur de Fabien Pelous, historique seconde ligne du Stade Toulousain parti à la retraite en fin de saison dernière. Engagé pour 4 saisons avec les Rouge et Noir haut-garonnais, celui qui a été champion de France de PROD2 2008 (avec le Rugby Club Toulonnais) a de l'ambition mais ne semble pas vouloir sauter les étapes. Interview. 

Lesdessousdusport.fr: Voilà quelques semaines que vous êtes à Toulouse. Un premier bilan?
Yoann Maestri:
Cela fait trois semaines exactement (interview réalisée le 3 août ndlr). Et ça se passe très bien. Avec les joueurs, le staff et les personnes du club. J'ai reçu un bon accueil. J'apprends à découvrir tout le monde, puisqu'on a eu des reprises différées... Et je découvre la ville, un peu aussi.

- Rejoindre le Stade Toulousain a été une décision difficile à prendre?
Cela n'a pas été facile, en effet, de quitter Toulon en fin d'été. Même si, maintenant, ça se passe bien et que l'intégration a été rapide. Je connaissais quelques joueurs, croisés en sélection nationale... Ca a aidé.

- Rêviez-vous de jouer à Toulouse, plus jeune?

Rêver, non. Mais le Stade Toulousain était une référence, pour moi. Une équipe phare qui gagnait tout... C'était l'excellence.

- Dans une semaine, le Stade Toulousain se rendra à Montauban, à l'occasion de la première journée de Top 14. Comment se passe la préparation? Et quels premiers enseignements tirez-vous des matches amicaux?
On a eu deux résultats positifs (victoire 43-17 face à Albi le 1er août et victoire 41-3 face à Montpellier le 14 juillet, ndlr) même si ce ne sont que des matches amicaux. C'est encourageant mais il nous faut encore gagner en précision, notamment au niveau des combinaisons. 

- Après une saison blanche (élimination en demi-finale du Top 14 face à l'ASM et en quart de finale de la HCup face aux Cardiff Blues, ndlr), sentez-vous une pression particulière liée aux résultats?
Non, il n'y a pas de pression particulière mais un souci de la performance et de la constance, à chaque fois que l'on doit jouer.

- Et quand la presse et les supporteurs voient en vous le successeur de Fabien Pelous?
C'est une pression que j'ignore. Que les media ou les supporteurs parlent de cette filiation, ok mais elle n'existe pas. Je ne suis pas le nouveau Fabien Pelous. Il est le recordman des sélections chez les Bleus. Et moi, je n'ai jamais joué en équipe de France, j'ai à peine 21 ans, et il n'y a pas longtemps que je suis professionnel... Ce n'est pas comparable.

- L'équipe de France, parlons-en... En jouant à Toulouse, en côtoyant de nombreux internationaux, vous y pensez?
Non, je n'y pense pas encore. Y penser m'éloignerait de mes objectifs avec le Stade Toulousain. Si ça doit venir, ça viendra. Mais, pour le moment, la priorité c'est que ça fonctionne bien à Toulouse, que ça marche bien devant. Tout ce que je souhaite, c'est disputer un maximum de rencontres et être performant avec le Stade.

- Un favori pour le titre, cette année, autre que le Stade Toulousain ?
Le champion en titre, l'USAP. Il faut respecter cette équipe, son statut de champion. Ce groupe a une mentalité et une culture propre, avec pas mal de jeunes issus du coin. C'est une grosse équipe qu'il faudra détrôner.

- Dernière question: le stade Mayol est-il toujours votre stade préféré?
Oui (rires). C'est un beau stade!
 

stade toulousain

Ce qui a changé, cet été, au Stade Toulousain...

Les joueurs du Stade Toulousain sont en forme. Lors de leurs deux premiers matches amicaux, face à Montpellier (41-3) et contre Albi (43-17), les Rouge et Noir ont inscrit pas moins de 10 essais. Mais les Stadistes ne veulent pas pavoiser. Après une année blanche, ils entendent bien se rattraper en 2009-2010. Depuis le 27 juillet, le groupe est au complet. Derniers rentrés: les internationaux français en tournée au mois de juin en Nouvelle-Zélande et Australie (William Servat, Romain Millo- Chlusky, Thierry Dusautoir, Yannick Jauzion, Florian Fritz, Vincent Clerc, Cédric Heymans, Maxime Médard) ainsi que les deux Argentins (Patricio Albacete, Alberto Vernet Basualdo). Peu de changements à signaler.

Toulouse a enregistré l'arrivée de quatre nouveaux joueurs: Yoann Maestri (du RC Toulon), Yann David (de Bourgoin), Louis Picamoles (de Montpellier) et de Census Johnston (des Saracens). De quoi faire oublier les principales sorties survenues au Stade cet été, à savoir le départ à la retraite de Fabien Pelous, le transfert de Salvatore Perugini à Bayonne, .
 
Engagés en HCup, les Rouge et Noir pourront-ils jouer sur les deux tableaux? Difficile, comme chaque année. Mais les Toulousains auront faim. Battus en 2007, en demi-finale du championnat de France par l'ASM, ils avaient remporté le titre en 2008. Un signe?


Précisions: Toulouse clôturera sa préparation ce soir à Biarritz, avant de se déplacer à Montauban lors de la 1ère journée du championnat Top 14. Le Stade sera alors privé de 11 de ses joueurs, 11 internationaux au repos forcé.

Lire aussi:
Fabien Pelous: ce n'est qu'un aurevoir.


 
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