Wenger va rester... mais à quel prix?
Actualités / Football - le 19 mai 2009 à 15h30
L'entraîneur français Arsène Wenger sera, sauf coup de théâtre, sur le banc de touche d'Arsenal la saison prochaine. Mais, contrairement aux années précédentes, il aura l'obligation de remporter un trophée la saison prochaine. Sous peine d'une remise en cause profonde de sa méthode...
Ce matin, la presse anglaise s'agite beaucoup autour du cas Arsène Wenger. Ce dernier vient de passer sa semaine la plus agitée depuis son arrivée au club, en 1997. Après avoir été contacté par le Real Madrid, ou plutôt par Florentino Perez, le probable futur président du club, le coach strasbourgeois a passé un moment difficile avec les actionnaires d'Arsenal, jeudi dernier. Selon The Sun, les critiques endurées par le Français ont été difficiles à encaisser. Il se sentirait même "trahi" par certains commentaires visiblement "blessants". Mais, dans le "Daily Star", le président d'Arsenal, Peter Hill-Wood s'est voulu rassurant. Arsène Wenger est "le meilleur manager de notre histoire", explique-t-il. Même s'il a dû affronter "les questions les plus négatives, hostiles et les commentaires les plus sarcastiques" de la part des actionnaires, il a fait preuve d'une grande diplomatie, chose qui a rassuré certains de ses détracteurs.
Adebayor sur le départ
Le Français, qui boucle une quatrième saison consécutive sans trophée, va rester en Angleterre. Mais, désormais, il est attendu au tournant. La logique des résultats va prendre le pas sur tout le reste. "Si nous ne réussissons pas d'ici un ou deux ans, alors je serai responsable. Le moment le plus important dans la vie de ce club est d'être fortement présent pour soutenir cette équipe", a-t-il affirmé, sans détours. Pour retrouver les sommets, les dirigeants d'Arsenal vont devoir renforcer l'effectif, tout en conservant ses meilleurs joueurs. Cela ne sera pas chose aisée. Lassé du comportement de l'Emirates Stadium à son égard (qui a sifflé le joueur une bonne partie de la saison), l'attaquant togolais, Emmanuel Adebayor, veut faire ses valises. Direction le Milan AC de Berlusconi? Ce dernier serait prêt à proposer 25 millions d'euros pour enrôler le buteur de 25 ans. Indispensable dans son système de jeu depuis deux saisons, Arsène Wenger aurait bien du mal à lui trouver un remplaçant de ce calibre.
Matuidi comme priorité?
L'autre dossier bouillant à maîtriser se nomme Robin Van Persie. Le Néerlandais, qui souhaite une revalorisation salariale conséquente (la presse anglaise parle d'une rallonge 90 000 euros par mois), est agacé d'attendre un nouveau contrat. Talentueux mais irrégulier, le milieu de 25 ans va-t-il obtenir ce qu'il souhaite? Si ce n'est pas le cas, de nombreux clubs espagnols seraient prêts à l'accueillir à bras ouverts. Enfin, concernant le cas Francesc Fabregas, Arsène Wenger est plutôt serein. La charge tant attendue du Real Madrid ne devrait pas intervenir cet été, mais plutôt l'été prochain. Du côté des arrivées, le coach assure ne pas avoir d'objectif précis. "Je ne suis sur aucun joueur pour le moment. Je pense que la priorité est de rester avec l'équipe que nous avons." Cependant, la piste Blaise Matuidi, le talentueux milieu de l'AS Saint-Etienne, serait sa priorité. En cas de départ de départ d'Adebayor, la presse britannique parle d'un éventuel intérêt pour le buteur de Wolfsburg, Edin Dzeko. Arsène Wenger ne devra pas se tromper: il doit réussir son marché d'été. À tout prix...
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