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> 04 décembre 2008 à 11h30

Par Stéphane POCIDALO

Valence et Bilbao en grandes difficultés financières

Si, en France, la crise financière mondiale n'a pas vraiment affecté les clubs de Ligue 1, elle a, en revanche, plongé les clubs de Valence et de Bilbao dans la tourmente. Pour éviter la faillite, ils n'ont plus trop le choix.

Ce soir, à Mestalla, l'équipe de Valence reçoit Bruges en Coupe UEFA. En cas de victoire, ou même de match nul, les hommes du nouvel entraîneur Unai Emery seront qualifiés pour les 16es de finale de la compétition programmés en février 2009. Mais, le troisième de la Liga a d'autres préoccupations en ce moment. Touché de plein fouet par la crise financière, le club est de plus en plus endetté (à hauteur de 440 millions d'euros). À tel point que la banque Bancaja, qui leur accorde le crédit, a déclaré "avoir atteint le niveau maximal de risque permis pour un seul client."

Bien avant les dysfonctionnements des places financières, les dirigeants de Valence se sont lancés dans la construction d'un nouveau stade qui coûte la bagatelle de 240 millions d'euros. La vente échelonnée des terrains de l'actuel stade de Mestalla devait apporter des liquidités mais Bancaja n'a jamais reçu les garanties. Résultat: Valence, qui ne peut augmenter son crédit, doit régler la somme de 50 millions d'euros aux constructeurs des travaux du stade avant le 31 décembre 2008. L'urgence est de mise. Soit le président du club, Vicente Soriano, arrive à vendre rapidement les terrains de sa cité sportive, Paterna, ou ceux de sa future Ciudad Deportiva (Porximos), soit il se résoud à vendre des joueurs les plus cotés.

Évidemment, les deux joueurs les plus  "bankable" ont pour nom David Villa et David Silva. Le Real Madrid, intéressé par la paire, seraient prêts à mettre 70 millions d'euros sur la table dès l'été prochain. Mais, il semble probable que l'un des deux quittent le club pour la capitale espagnole dès cet hiver. Autant dire que les socios du club s'inquiètent, malgré les résultats probants de leur équipe fétiche.

À Bilbao, la situation n'est pas plus sereine. Engagés, également, dans la construction d'un nouveau stade (budgété à 220M€), les dirigeants basques doivent éponger la dette estimée à 35M€. Une première mesure a été prise, au plus grand désespoir des fidèles de San Mamés: le nom d'un sponsor va apparaître sur le maillot du club pour la première fois de son histoire. L'autre stratagème trouvé pour obtenir les crédits nécéssaires à la construction du stade paraît plus incertain. L'Atletic est persuadé d'obtenir 10 000 socios de plus dans les prochaines années, ce qui, virtuellement, assure de récupérer près de 50 millions d'euros. Problème: si le club a le malheur d'être relégué d'ici l'inauguration du nouveau stade, il n'aurait aucune chance de gagner des supporteurs... Mais, dans ce contexte économique plus qu'incertain, la prise de risque est obligatoire.


 
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