Sumo : le scandale du bizutage
Actualités / Autres Sports - le 15 avril 2009 à 15h12
Le champion de sumo mongol Hakuho, sacré "grand champion" yokozuna en 2007, a reconnu avoir été tabassé à ses débuts. Un bizutage courant dans cette discipline.
Les pratiques obscures du sumo, ce sport traditionnel japonais, symbole de vertu au pays du soleil levant, continuent de faire débat. En juin 2007, la mort du jeune Takashi Saito avait ému l'opinion japonaise. Cette fois, c’est au tour du champion mongol Hakuho de jeter un pavé dans la marre. Sacré "grand champion" yokozuna il y a deux ans (le grade le plus élevé de la hiérarchie du sumo), Hakuho a en effet levé le voile sur la pratique du bizutage, un sujet tabou dans le milieu.
"Quand vous me voyez maintenant, j'ai l'air heureux, mais à ce moment-là je pleurais tous les jours", a avoué Hakuho, lors d'une conférence de presse au club de la presse étrangère du Japon, expliquant avoir été victime de longues séances de tabassage à ses débuts. "Certaines séances pouvaient durer jusqu'à 45 minutes", a-t-il détaillé. "Les 20 premières minutes sont incroyablement douloureuses, mais après cela devient moins dur et même si vous continuez à être frappé vous sentez moins la douleur. Bien sûr, je pleurais. Et quand mon aîné me disait "C'est pour ton bien" je pleurais encore plus".
Ce scandale rappelle forcément la mort du jeune Takashi Saito, 17 ans, au mois de juin 2007. Frappé par son maître à coups de bouteille et par trois sumotoris plus âgés armés de battes de base-ball, Saito avait succombé à un arrêt cardiaque. Hier, 7 ans de prison ont été requis contre le maître.
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