Scolari égratigne Drogba et Malouda


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Scolari égratigne Drogba et Malouda

Actualités / Football - le 13 février 2009 à 15h00

Par Stéphane POCIDALO

scolari

Quelques jours avant son licenciement, Luiz Felipe Scolari avait accordé un entretien à France Football. Même si le technicien ne pensait pas perdre sa place, il semblait se rendre compte que quelque chose ne collait pas à Chelsea. Au passage, le Brésilien expliquait sa déception quant aux rendements de Drogba et de Malouda.

Pas sûr qu'après sept mois passés à la tête de l'équipe de Chelsea, Luiz Felipe Scolari laisse un souvenir impérissable aux supporteurs des Blues. Ni aux joueurs. Viré par Roman Abramovitch après une série de résultats décevants, dont un bien triste match nul contre Hull (0-0), le Brésilien n'a jamais réussi à imposer son style au sein d'un effectif talentueux, mais qui présente de fortes personnalités. Quatre jours avant son licenciement, il avait confié ses inquiétudes à France Football. Sans langue de bois.

Le problème n°1 que rencontrait Scolari résidait dans sa frustration de ne pas avoir de relations fortes avec ses joueurs. "Au Brésil, c'était beaucoup plus facile, expliquait-il. Je savais tout sur mes joueurs. Ici, je n'ai pas de relations familiales avec mes joueurs. En dehors du terrain, il ne se passe rien." Habitué à travailler longuement sur la tactique, le technicien se sentait frustré de disposer "de quinze minutes ici, de dix minutes là..." Bref, le manque total de communication entre chaque étage lui faisait dire que "Chelsea (était) une formation bureaucratique."

Côté joueurs, Scolari n'est pas passé par quatre chemins, regrettant notamment qu'un joueur comme Arjen Robben "capable de faire la différence" ne soit plus dans l'effectif. Selon lui, "Robinho aurait pu être ce joueur. Il n'a pas peur de dribbler, de prendre des risques comme sait si bien le faire un Brésilien."
Concernant le cas Didier Drogba, l'attaquant ivoirien qu'il ne faisait quasiment jamais jouer, il se disait déçu: "Drogba manque de confiance en ce moment. Avec deux ou trois grosses blessures, il lui manque beaucoup. C'est pour cela que je choisis Anelka."
Scolari pensait, enfin, que Florent Malouda n'avait plus même niveau qu'à Lyon: "il ne sait plus faire la différence balle au pied, comme il pouvait le faire auparavant." L'arrivée de Guus Hiddink à la tête des Blues ne devrait pas trop contrarier l'Ivoirien et le Français. Bien au contraire.

 

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