Sandrine Soubeyrand: "Nous devons être ambitieuses"


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Sandrine Soubeyrand: "Nous devons être ambitieuses"

/ - le 31 août 2009 à 13h06

Par Pierre ORLAC'H

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L'équipe de France féminine de football est qualifiée pour les quarts de finale de l'Euro 2009. Sandrine Soubeyrand, la capitaine des Bleues évoquent la qualification et le reste de la compétition.

Elles sont sorties indemnes du groupe de la mort. Les joueuses de l'équipe de France féminine de football emmenée par Bruno Bini ont terminé deuxièmes de leur poule et accèdent aux quarts de finale de l'Euro 2009: une première historique. Avant d'affronter jeudi les Pay-Bas, Sandrine Soubeyrand, capitaine de l'équipe répond à nos questions.

 

Lesdessousdusport.fr : Vous êtes enfin qualifiées pour un quart de finale de l'Euro, une première historique pour les Bleues ?

Sandrine Soubeyrand : Oui, nous sommes contentes, mais ce n'est qu'une étape finalement. Nous devons être ambitieuses. On a les cartes en mains. Les prochains rencontres seront différentes, car ce seront des matchs couperets. On ne calculera pas.

 

Contre la Norvège, il y a eu du calcul?

C’est vrai que la deuxième mi-temps était un peu étrange. Avec ce résultat nul, les deux équipes étaient qualifiées. Nous étions deuxième du groupe, ce n’était pas à nous de faire le jeu. Dans une phase de poules il y a toujours un peu de mathématiques. Le résultat prime sur le jeu.

 

Du beau jeu, l’équipe de France en pratique pourtant. Que retenir de ces trois premiers matchs de la compétition ?

La qualification. Plus sérieusement, le point négatif, c’est qu’on a toujours mal commencé. Sur les deux matchs à enjeux contre l’Islande et la Norvège, on prend un but d’entrée de jeu. Le point positif, c’est qu’à chaque fois, on est revenu dans le match, on a su faire la différence. Mais en quart de finale, il faudra être plus concentrées, plus agressives dès le coup d’envoi. Sur ces 3 matchs, il ne faut pas oublier qu’on a souffert contre l’Allemagne. (défaite 5-1). Malgré tout on termine deuxième de cette poule de la mort.

 

Vos bons résultats n’ont pas changé grand chose à la médiatisation ? (le match France-Norvège n'a pas été diffusé par Eurosport)

Non. Par rapport aux autres nations représentées ici en Finlande, c’est frustrant. Toutes les autres équipes ont leur match diffusés dans leur pays. Pas nous. C’est comme ça. On n’en fait pas une affaire d’état.

 

Parlez-nous de votre prochain adversaire, les Pays-bas ?

On reste sur une défaite contre elles en décembre dernier. C’est une bonne équipe. Elles sont moins physiques que la Norvège ou l’Allemagne. Elles misent un peu plus sur la technique et le jeu au sol. Un peu comme la France finalement. Nos deux équipes se ressemblent. Ce sera un match serré.

 

En tant que capitaine, quel est votre regard sur la vie du groupe France ?

Chacun vit à sa façon. L’important, c’est de se retrouver sur le terrain. Comme toujours, il y a celles qui jouent, celles qui jouent moins et celles qui ne jouent pas. Chacun doit trouver sa place. On a besoin du soutien de toutes les filles pour réussir. On vit une belle expérience historique. Je n’avais jamais passé une phase de poules. C’est positif et c’est pas grâce à une joueuse mais à tout le groupe.

 

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