Salim Sdiri: "J'ai l'impression d'être totalement délaissé"


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Salim Sdiri: "J'ai l'impression d'être totalement délaissé"

Actualités / Autres Sports - le 27 mai 2009 à 15h40

Par Thomas HETEAU

Salim Sdiri

La Ligue nationale d’athlétisme (LNA) a convoqué la presse ce matin pour le lancement de son circuit de 6 meetings, l’Alma Athlé Tour, le 11 juin prochain. L’occasion pour le sauteur en longueur Salim Sdiri, grièvement blessé par un javelot en juillet 2007, de régler ses comptes. Vidéo.

La petite réunion organisée au (très) sélect Cercle Foch, un club privé du XVIe arrondissement de Paris, aurait pu être en accord avec son décor : classique, bien sous tous rapports, voire soporifique. C’était sans compter sur un certain Salim Sdiri, le recordman de France indoor de la longueur (8,27 mètres). Alors que les responsables de la LNA exposaient les objectifs de la Ligue pour cette saison, notamment un accompagnement renforcé de ses 18 athlètes de très haut niveau, le sauteur en longueur en a profité pour s’emparer du micro. Devant un parterre de "costumes-cravates" pour le moins décontenancés, le sportif a justement reproché à la Ligue son manque de soutien depuis le terrible accident dont il avait été victime lors de la réunion de Rome en juillet 2007. L’athlète est notamment revenu sur le différend qui l'oppose à la LNA au sujet de son indemnisation. "J’ai l'impression d’être totalement délaissé. Je cours après tout le monde pour régler les problèmes", a-t-il expliqué.

"Tout n’est pas si génial que ça"

Salim Sdiri n’a en effet toujours pas perçu l'intégralité des indemnités dues. Et selon lui, le fond du problème reste sa mutation du club de Montargis vers le Lagardère Paris Racing à la fin de la saison 2007. "Après mon accident, j’ai été arrêté 6 mois", détaille le sportif. "Je n’ai pas pu participer aux championnats du monde donc je ne rentrais pas dans les critères de la LNA. À ce moment-là, la Ligue m’a assuré que mon contrat serait quand même reconduit". L'athlète négocie alors un contrat de travail avec le Lagardère Paris Racing, mais au moment de se retourner vers la LNA, on lui répond que le "deal" fonctionnait à la seule condition qu’il reste à Montargis. Résultat : Salim Sdiri est aujourd’hui en contrat avec le LPR sans être considéré comme un athlète professionnel. Oublier donc les subventions de la Ligue pro.

"Je n’arrive pas à comprendre", s’emporte-t-il. "C’est du n’importe quoi. Et personne n’est capable de me donner des réponses valables. J’ai été le premier athlète français à signer un contrat professionnel. Aujourd’hui, je suis très déçu. Mais je n’attends plus rien. Si je suis venu ici, c’est uniquement pour prévenir les athlètes que tout n’est pas si génial que ça à la LNA". Et le sportif prévient : s’il rentre de nouveau dans les critères de la LNA cette année, il s’en passera sans problème…

La vidéo de Salim Sdiri


 

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