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> 16 juin 2009 à 11h56

Par Stéphane POCIDALO

Pluie de buts en Afrique du Sud

La huitième édition de la Coupe des Confédérations tient, pour l'instant, ses promesses en termes de spectacle. Après quatre rencontres, quatre buts ont été inscrits, en moyenne, par match. Une donne qui révèle l'envie des équipes de remporter cette compétition.

Les premières rencontres de cette Coupe des Confédérations sont riches en indications. À un an de la Coupe du monde, on ne savait franchement pas comment les huit sélections en lice allaient se comporter. Leur degré de motivation allait-il être élevé? La réponse est "oui", sans contestation possible. Certes, le match d'ouverture entre l'Afrique du Sud et l'Irak n'a pas atteint des sommets, loin s'en faut, mais le spectacle d'ensemble offert depuis 48 heures est d'un très bon niveau. Les raisons sont nombreuses: les stars sont en grande forme (Kaka, Fernando Torres...), les "outsiders" sont bluffants et, surtout, les ballons font violemment trembler les filets.

En effet, avec quatre buts inscrits par rencontre, cette édition bat des records. Certes, en 2005, la Coupe des Confédérations avait également proposé une belle avalanche de buts (3,5 buts par rencontre). On se souvient que l'Allemagne avait, d'entrée, battu l'Australie sur un score fleuve (4-3) tandis que le futur champion, le Brésil, assurait le spectacle (3-0, face à la Grèce). Mais, cette fois, le spectacle est total. Il faut dire que des équipes comme l'Egypte ou les États-Unis ont posé, hier, de sérieux problèmes aux défenses brésiliennes et italiennes. Leur volonté de vouloir marquer un maximum de buts prouve que cette compétition est considérée par les sélections comme un tournoi majeur.

L'autre facteur qui explique cette embellie offensive est le niveau affiché par les stars. Hier, le futur stratège du Real Madrid, Kaka, a montré, dès la 5e minute du match face à l'Égypte (4-3), qu'il était en parfaite condition physique. Son but - il efface trois adversaires dans la surface - a donné le ton d'une rencontre enthousiasmante. Dimanche soir, c'est Fernando Torres, le buteur de la "Roja, qui a régalé le public sud-africain en inscrivant un triplé en vingt minutes. Le seul détail qui démontre que cette Coupe des Confédérations n'est pas un événement digne d'une Coupe du monde, est la faible affluence enregistrée dans les stades. Selon les chiffres de la FIFA, le taux de remplissage atteint à peine les 63%. En Allemagne, en 2005, le pourcentage atteignait 85%. Cette faible moyenne (30 000 spectateurs environ par match) déçoit fortement Sepp Blatter, le président de la Fédération internationale, qui a demandé au comité d'organisation sud-africain de trouver une solution rapide. Mais, avec de tels spectacles, le public local devrait rapidement se rendre, en masse, dans les stades.




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