"Passion impossible", la fiche de lecture du livre d'Alain Cayzac
Actualités / Football - le 22 octobre 2008 à 16h30
Le livre d'Alain Cayzac sort demain en librairie. L'ancien patron du PSG règle ses comptes et pas seulement avec Paul le Guen.
Décidément, le PSG fait couler beaucoup d’encre… Après Jérôme Rothen, c’est au tour d’Alain Cayzac de faire quelques règlements de compte. Dans son livre-vérité sur ses deux saisons à la tête du Paris Saint-Germain (Passion impossible, “mes vingt mois à la tête du PSG, du rêve au cauchemar”, Editions du Moment) à sortir jeudi 23 octobre, l’ancien président du club de la capitale ne se prive pas d’égratigner les figures emblématiques du club.
Pour leur réaction à l’annonce de sa démission (le 21 avril, après une défaite à Caen) Pauleta, Yepes et Mendy sont tous mis dans le même sac.. « Apparemment, tout le monde comprend sauf, comme par hasard, certains joueurs en fin de contrat, ceux que je ne voulais pas prolonger, comme Yepes, Mendy ou Pauleta. Leur réaction m’a déçu » (ndlr. : les joueurs avaient publiquement affiché leur désapprobation face à la décision d’Alain Cayzac).
Johan Goufran (Caen) et Fred (Lyon) qui étaient à deux doigts de signer au PSG en janvier 2008, sont sérieusement “taclés”.
Goufran : « Pendant quatre mois, il nous a appelés tous les jours pour s’assurer que c’était bon, il a fait la grève, s’est engueulé avec son président. Cet amour du PSG, ça devenait presque trop. A la fin, il revient sur sa parole, c’est impardonnable ».
Fred : « le frère du joueur trouve notre proposition salariale (ndlr. alignée sur son salaire à Lyon) ridicule et demande en plus, une énorme prime à la signature qui rend l’opération irréalisable. Même Tottenham, ne parvient pas à s’aligner sur les prétentions financières du joueur. C’est surréaliste ».
Si Paul le Guen n’est pas épargné non plus («Alors que je l’ai soutenu sans modération, après avoir traversé un an et demi de galères ensemble, c’est vrai que j’aurais apprécié un petit coup de fil de temps en temps » écrit l’ancien président parisien qui considère Le Guen comme un excellent entraîneur mais regrette de lui avoir confié trop de responsabilités), c’est Walter Butler qui est le plus attaqué. « Walter avait une autre conception de la gestion d’un club très axée sur la formation et le contrôle permanent de la masse salariale (…) Je le trouve un peu trop envahissant (…) Si ça ne tenait qu’à lui, Walter s’occuperait lui-même de la composition d’équipe ».
On apprend dans le livre que Cayzac a œuvré auprès de Sébastien Bazin pour que le fonds d’investissement Butler Capital Partners cède la grande majorité de ses parts du PSG. «Si je ne peux évidemment pas affirmer, comme dans la sinistre affaire Omar Raddad, “Walter m’a tuer”, je suis obligé de reconnaître qu’il y a eu plusieurs tentatives de meurtre » révèle celui qui participe toujours aux conseils d’administration du club.
"Passion Impossible, mes vingt ans à la tête du PSG, du rêve au cauchemar”, Alain Cayzac, aux Editions du Moment.


