Pape Diouf met les choses au point
Actualités / Football - le 06 juin 2009 à 09h50
Interrogé par L'Equipe Mag, le président olympien n'y va pas par 4 chemins et rapelle que celui qui dirige l'OM: c'est lui. Best of des déclarations de Pape Diouf.
Le président de l'Olympique de Marseille passe des moments délicats à la tête de l'OM. Si il a réussi à trouver rapidement un successeur à Eric Gerets, les conditions du départ de l'entraîneur belge ne sont pas encore très claires. Le dirigeant n'a pas eu droit au conseil de surveillance qui devait être organisé le 3 juin. Lire à ce sujet l'article "L'OM ajourne son bilan". Aujourd'hui, Pape Diouf n'attend pas un nouveau CA pour s'expliquer. Florilège de ses déclarations:
Sur le départ de Gerets: "Dès le mois de mars dernier, j'ai dit à Robert Louis-Dreyfus : "Gerets a démontré toute sa science. C'est le moment de le faire signer." Robert souscrit à mes arguments et me dit :"Allez-y". Seul souci, lorsque je vois Gerets à la fin mars, il trouve cette rencontre un peu tardive, il estime qu'on aurait pu lui manifester notre confiance un peu plus tôt. On convient tout de même de se revoir dix jours plus tard qui se transforment en vingt à cause de mon opération à l'oeil. Une fois face à face, Gerets me dit : "Pape, je ne pense pas que je vais rester"."
Sur le CA: "J'ai le respect des institutions. Ce conseil de surveillance est légitime, mais j'aimerai juste qu'on redéfinisse son rôle exact. Ceux qui le composent se méprennent : ils croient qu'ils dirigent l'OM. Et bien non, c'est Pape Diouf qui dirige l'OM."
Sur Vincent Labrune: "J'étais ravi de son arrivée, mais très tôt, ce monsieur a outrepassé ses droit. Je me suis rendu compte qu'il voulait m'imposer certaines choses. Je lui ai donc répondu : "Certaines décisions, si tu penses les prendre, il faudra que tu viennes poser ton cul là ou j'ai mis le mien"."
Sur ses relations avec RLD: "J'y ai pensé. J'ai failli prendre mon téléphone et lui dire :"Tchao". Cette interview m'a sonné. Il n'y a qu'une chose qui me gêne dans sa maladie : c'est que cet homme souffre. Lorsque je le vois ou même quand je l'ai au téléphone, je retiens la leçon de vie qu'il donne aux gens."


