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> 05 février 2009 à 14h30

Par Couet-Lannes VINCENT

Ortega et Gallardo à la rescousse de River Plate

On les avait presque oubliés, voilà qu’ils refont surface. Ortega et Gallardo reviennent au bercail pour redorer l’image de River Plate, et la leur par la même occasion.

River Plate a terminé l’année 2008 à une décevante 14ème place dans le Tournoi d’ouverture, remporté par l’ennemi juré, Boca Juniors. Un double affront qui a poussé les dirigeants à rappeler deux anciens de la maison, Ariel Ortega et Marcelo Gallardo. Cette décision, qui sonne comme un appel à l’aide, peut paraître étonnante venant d’un club révélateur de nombreux talents (Aimar, Cavenaghi, Higuain).

Pourtant, à y regarder de plus près, River n’a jamais pu (ou su) se passer de ses petits prodiges, avec qui elle a presque tout gagné. Ariel Ortega a été le principal artisan de la victoire des "Millonarios" dans le Tournoi de clôture 2008, avant d’être prêté à l’Independiente Rivadavia. En l’absence du "petit âne" (El Burrito), River s’est subitement écroulé. Marcelo Gallardo symbolise, quant à lui, l’hégémonie du club dans les années 90 (entre 96 et 97, River a remporté la Coupe Libertadores et trois Tournois successifs).

Le retour de ces leaders n’est certainement pas une mauvaise chose, encore faut-il qu’ils assument pleinement leur rôle. Ariel Ortega devra, pour ce faire, mettre de côté ses problèmes d’alcool, qui remontent à son expérience européenne chaotique, achevée en queue de poisson à Fenerbahce (2003). Quant à Marcelo Gallardo, sa fragilité n’est un secret pour personne. C'est, notamment, la cause de sa récente rupture de contrat avec le club américain DC United. River Plate a d’ailleurs offert à celui qu’on surnomme justement "la poupée" (El Muneco) un contrat au "match par match", afin d’anticiper une éventuelle blessure.

Qu’ils n’aient pas su exporter leur talent Outre Atlantique ou qu’ils aient juste besoin d’un retour aux sources, ces maîtres à jouer ont un point en commun : à l’image de Riquelme à Boca et de Veron à l’Estudiantes, ils finiront leur carrière là où ils l’ont commencé. Sur une bonne note, espérons-le.
 


 
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