aulas ol land
> 12 février 2009 à 16h10
En octobre dernier, au moment où la crise financière frappait à la porte du sport, on avait demandé à Vincent Chaudel, responsable du département Sport d'Ineum Consulting et spécialiste de l'économie du football, quel était l'ingrédient essentiel du succès d'un club. "Son fond de commerce, c'est son public, nous avait-il répondu. Tant qu'il y a 40 000, ou 50 000 personnes qui achètent un billet pour un match de football, c'est que le club fait du bon travail." Cette affirmation, Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais l'a apprise il y a bien longtemps. Au début des années 2000, précisément. Alors que son équipe entamait sa prise de pouvoir sur les terrains de Ligue 1, il rêvait déjà de construire un stade de 60 000 places au milieu d'un site de loisirs, un projet qui aurait l'ambition d'un grand club européen. Quelques années plus tard, il mesure l'ampleur de la tâche.
Un projet de 600 millions d'euros
Pourtant, en septembre 2007, les premiers documents rendus publiques laissent présager un avenir grandiloquent. Sous le doux nom d'OL Land, ce projet prévoit un stade en forme de vaisseau de pierre et de verre de 60 000 personnes, un terrain d'entraînement, le siège du club, un centre de fitness, une piscine, une salle de sports, une zone de loisirs, deux hôtels ou encore un immeuble de bureaux. Prix total estimé à 600 millions d'euros, dont 280 consacrés au stade. Ce gigantesque projet a pour avantage d'être entièrement pris en charge par des fonds privés, dont ceux du président Aulas; seuls les moyens de transport seraient financés par les pouvoirs publics. Le principal écueil se trouve dans son implantation. Comment trouver un terrain disponible de 70 hectares? À Lyon, cela est impossible. En revanche, à Décines, une ville de 25 000 habitants située dans la banlieue est de l'agglomération, l'affaire est jouable. Tout semble, alors, réglé.
Une opposition politique
Mais, c'était sans compter sur des riverains et des élus locaux pour qui ce projet rime avec contraintes. Pour eux, il est hors de question de voir débouler des milliers de véhicules plus de 120 soirs par an. Pour rejoindre Décimes, un riverain doit prendre la rocade, déjà empruntée par plus de 100 000 personnes chaque jour, rendant la circulation très difficile. De plus, si le projet prévoit de créer 7000 places de parking autour du stade, il parait impossible de pouvoir se garer normalement. Interrogé par L'Équipe, Marc Pagano, responsable de l'Association des riverains de la rocade, estime qu'un stationnement sauvage de plus de 5 000 véhicules par soirée est redouté. À ce jour, huit des neuf municipalités concernées par ce projet sont opposées à la construction d'OL Land. Ce qui, de façon implacable, empêche Jean-Michel Aulas d'obtenir le permis de construire.
La commission Séguin à la rescousse?
Évidemment, ce genre de problèmes se pose à chaque fois qu'un grand projet est discuté. Les dirigeants du LOSC sont bien placés pour le savoir: ils ont mis plusieurs années avant d'obtenir l'autorisation de la construction du grand stade Lille Métropole. Pour OL Land, l'heure est au status quo puisque aucune partie ne souhaite revoir sa position. Cependant, le salut pourrait venir de l'État. En novembre 2008, la commission "Grands Stades Euro 2016", dirigée par Philippe Séguin, le président de la Cour des Comptes, a rendu un rapport implacable. Si la France, candidate à l'organisation de l'Euro 2016, souhaite avoir des chances d'y parvenir, il faut construire des nouveaux stades. Bien consciente des difficultés rencontrées par les présidents de clubs souhaitant y parvenir (Nice, Strasbourg ou Lyon), la commission souhaite faire des aménagements juridiques et administratifs, et d'assouplir les réglementations sur la pelouse, la toiture ou les gradins. Si l'amendement visant à classer "d'intérêt général" la construction des enceintes sportives a été refusé par la commission mixte paritaire (et notamment par l'UMP), il pourrait être rediscuté dans les prochaines semaines.
Pour l'OL, la solution semble, plus que jamais, se trouver sur le terrain politique. Mais le temps presse. Jean-Michel Aulas a déclaré qu'il attendrait jusqu'en 2010 maximum pour obtenir le fameux permis de construire. Sous peine de quitter la présidence du club. L'OL Land ne serait, alors, plus qu'un doux rêve...
À (re)lire également: Crise financière: quel impact sur le football?

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Est-ce que Marseille a déjà perdu la course au titre?
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de toute facon sait vrai quand france les stades sont pourris mais de la a faire un stade et un complexe qui n'est en tout^premier d'augnenter la fortune de aulas je pense que les citoyens ont aussi leur mot a dire mais en france seul quelque personnes decide et basta jo de grenoble combien de fric jeter par les fenetre le france ,le charle de gaulle qui coute plus cher en transformation , le grand prix de france tout pour grossir certaines fortunes sans respect de l'environnement et de ce qui restera apres pour nos enfants