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> 17 février 2009 à 15h15

Par Thomas HETEAU

Nouvelles règles anti-dopage: l’AMA se défend

Depuis le 1er janvier, et la mise en place d’une nouvelle réglementation anti-dopage obligeant les sportifs à être localisés en permanence, la colère monte. Beaucoup condamnent le caractère "draconien" de ces nouvelles règles. Aujourd’hui, l’Agence mondiale anti-dopage se défend.

Libération en a fait sa une aujourd’hui : "La fronde des champions" titre ainsi le quotidien français. Et pour cause, la nouvelle réglementation anti-dopage, qui impose aux sportifs d’indiquer une période de soixante minutes tous les jours pendant laquelle ils sont disponibles pour être contrôlés, ne fait pas que des émules. Depuis le 1er janvier, et la mise en place de cette nouvelle législation, les critiques fusent : Michael Ballack, le capitaine de la Mannschaft, Andy Murray ou encore Gilles Simon… Pour tous, ce nouveau code est une atteinte à la vie privée. Le dernier à avoir haussé le ton n’est autre que Rafael Nadal qui "a l’impression d’être un criminel". Le tennisman, numéro un mondial, explique que même sa mère ne sait pas où il est au quotidien.

Le 6 février dernier, David Howman en personne, le directeur général de l’AMA, avait répondu à ces accusations. "Nous n'avons pas entendu parler d'une meilleure solution, avait-il déclaré à la BBC. Je pense que les réactions sont trop émotionnelles et j'espère que les personnes regarderont cette situation plus calmement (...) Ceux qui veulent tricher entrent dans une catégorie, ceux qui refusent dans une autre, et c'est la majorité. Alors les gens disent qu'il va leur falloir appliquer une nouvelle procédure, certains d'entre eux vont dire que c'est un peu sévère. Cela nous amène à la question fondamentale, voulez-vous des tricheurs ou pas?"

"Un outil souple"
Aujourd’hui, l’AMA va encore plus loin en publiant sur son site Internet une série de "Questions-Réponses" clarifiant certains points importants. L’agence explique notamment que ce nouveau code "s’applique à un nombre limité de sportifs de haut niveau inclus par une fédération internationale sportive (FI) ou une organisation nationale antidopage (ONAD) dans leur groupe cible de sportifs soumis aux contrôles. Ces exigences ont été conçues pour donner à ces sportifs de haut niveau un outil souple qui leur permette de montrer leur engagement envers un sport sans dopage, tout en accordant une protection appropriée, suffisante et efficace de leur vie privée".

Dans cette série de "Questions-Réponses ", l’AMA met également un point d’honneur à préciser que cette nouvelle réglementation n’est en rien plus compliquée à gérer pour les sportifs : "les sportifs peuvent actualiser leur période de 60 minutes et les informations sur leur localisation en tout temps, par courriel ou envoi de messages textes à leur OAD. Dans le cas où ils manquent un contrôle, ils ont la possibilité de fournir une raison. Si cette excuse est acceptée par l’OAD compétente, le contrôle manqué n’est alors pas enregistré et ne compte pas comme l’un des trois contrôles manqués requis dans une période de dix-huit mois avant qu’une sanction soit considérée par l’OAD compétente ".


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