Ligue 1: les coaches en parlent
Actualités / Football - le 08 mars 2009 à 11h25
Au lendemain de la 27e journée de Ligue 1, retrouvez toutes les réactions des coaches de notre championnat. Alors que Claude Puel reste optimiste, Paul Le Guen, lui, reste fidèle à sa réputation.
Lorient-PSG: 0-1
Christian Gourcuff (entraîneur de Lorient): "C'est trois points de perdus. Au niveau de la prestation, c'est autre chose que ce qu'on a vu depuis deux mois. Mais Paris a une réussite insolente, notamment sur le but où ils marquent quasiment à leur première action. Cela traduit un manque de maturité ou tout du moins de sérénité. On a vu un match débridé, avec des poussées désordonnées. Je n'ai pas grand chose à reprocher à mon équipe."
Paul Le Guen (entraîneur du Paris SG): «On gagne au courage, à l'arraché. On avait joué 120 minutes mercredi avec presque la même équipe. Nous avons été bousculés par un adversaire de qualité et par l'enchaînement des matches qui font que les jambes ne suivent pas. Je suis très satisfait de l'abnégation de mes joueurs. La satisfaction est là, c'est une victoire très précieuse. On est à la lutte avec d'autres équipes (Marseille, Bordeaux, Toulouse, ndlr). On regarde les résultats avec attention."
Toulouse-Bordeaux: 3-0
Alain Casanova (entraîneur de Toulouse) : « Les joueurs avaient à coeur de démontrer que leur position au classement n'était pas due au hasard. Ils avaient vraiment envie de frapper un grand coup. Nous avons parfaitement réalisé ce que nous avions prévu de faire et à ce titre c'est sans doute notre match le plus abouti de la saison. Battre une équipe qui joue le titre par trois buts d'écart, c'est vraiment une grande satisfaction. Nous avons eu une débauche d'énergie et une envie de remporter les duels supérieurs aux Girondins."
Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux): «On est tombé sur une équipe plus forte que nous, tout simplement. Ce soir, on ne pouvait rien espérer notamment par les 45 premières minutes que l'on a faites. On a fait face à une équipe qui nous a battus dans tous les domaines, notamment dans l'état d'esprit. Dans la densité physique, ils nous ont, à la limite, laminés. On a montré nos limites du moment. L'équipe la plus forte ce soir a gagné. Quand vous engagez un match face à un concurrent direct, si au niveau de l'état d'esprit vous n'êtes pas à la hauteur, cela fait tout de suite la différence. Et dans ce domaine-là, Toulouse était largement supérieur à nous."
OM-Valenciennes: 0-0
Eric Gerets (entraîneur de l'OM) : "C'est une mauvaise soirée, vous mettez le doigt sur la plaie (après qu'un journaliste eut relevé que Paris et Toulouse avaient gagné). L'équipe, dans sa totalité, n'a pas su répondre présente et ça, malheureusement, il faut l'avaler. Elle n'a pas eu son niveau de ses deux matches précédents. Il y a eu des ballons perdus, on a été de temps en temps en panique. Avec le vent, on ne savait pas toujours où les ballons allaient rebondir et on en a gaspillés mais ce n'est pas une excuse."
Antoine Kombouaré (entraîneur de Valenciennes): «C'est un très bon point. Si on avait pu mieux exploiter certaines situations de contre, on aurait même pu mériter d'ouvrir le score. C'est une série qui continue, c'est notre dixième match sans défaite. On fait notre petit bout de chemin, on grappille les points. On revient, c'est bien mais il ne faut pas qu'on lâche et j'espère que ça va nous mener jusqu'au maintien."
Lille-Lyon: 2-0
Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "Je ressens de la fierté d'être à la tête de ce groupe, et de battre deux fois le septuple champions de France en quelques jours. C'est une soirée réussie pour nous. On a réussi à trouver deux fois l'ouverture. Il fallait avoir une animation défensive performante, et tout le monde a apporté sa pierre à l'édifice. On a développé notre jeu en première mi-temps, mais on a mal joué certains coups, et on s'est repris. Frau a fait un gros travail en première période, mais il s'est blessé à la cheville."
Claude Puel (entraîneur de Lyon): "On a une très bonne occasion d'entrée avec Keita. En première mi-temps, les débats sont équilibrés. On fait une mauvaise entame de 2e mi-temps, Lille a su en profiter; on est bien revenus dans le match, on s'est créé énormément de situations, mais on a manqué de réalisme. Le 2e but est un peu anecdotique, on poussait et on s'est fait prendre en contre. (sur la sortie de Benzema) Il a repris un coup de coude sur sa blessure, donc on verra son évolution. (sur Clerc et Bodmer) François et Mathieu ont fait un bon match, ils ont fini très fatigués, mais pour un premier match après tant d'absence, c'est très bien."
Grenoble-Caen: 2-1
Mehmed Bazdarevic (entraîneur de Grenoble): "C'est notre première victoire en 2009, c'est une belle victoire et elle est très importante. (...) On aurait pu mener 2-0 à la pause et être plus tranquille ensuite mais je ne sais pas ce qui s'est passé en deuxième mi-temps. Elle a été très mauvaise et la sortie de Boya n'explique pas tout. Mais au bout, la victoire est méritée."
Grégory Proment (Caen): "On est déçu car on était arrivé à faire le plus dur en égalisant, après avoir fait pas mal d'efforts à dix. Un point, c'était bien pour nous et on les sentait même prenables à la fin. Mais il y a une faute pour nous, elle n'est pas sifflée et on prend un corner qui amène leur deuxième but. Je ne conteste pas l'expulsion mais pour le reste, l'arbitre a fait n'importe quoi, il faut le dire et je le dis. Les arbitres ont fait de la m..."
Nancy-Le Mans: 2-2
Pablo Correa (entraîneur de Nancy): "C'est bien d'avoir stoppé cette série de trois défaites consécutives. Aujourd'hui, on a vu des choses très intéressantes qui nous donnent de l'espoir pour l'avenir. Malheureusement nous avons aussi facilité la tâche de l'adversaire qui n'en demandait pas tant. Mais ce sont des choses qui arrivent. Je reste persuadé qu'en restant sur la lancée du début de première période, nous nous en sortirons."
Daniel Jeandupeux (entraîneur du Mans): "À la dernière minute, nous aurions pu gagner. Je ne pensais pas que nous aurions la capacité de jeu que nous avons eue ce soir. Nous sommes bien contents de ce que nous avons vu, du point pris. Cela fait quatre matches sans défaite. Cela va nous permettre de continuer à progresser. Il y a eu du progrès dans le jeu, de meilleures choses que par le passé. Nous marquons deux buts. Par contre, nous en encaissons deux et un dès les premières minutes. On est un peu agacé car on connaissait le risque."
Nice-Monaco: 0-0
Frédéric Antonetti (entraîneur de Nice): «Je suis satisfait du jeu produit par mon équipe et déçu du résultat. On a retrouvé un Nice qui s'est appliqué à construire et à déstabiliser Monaco, avec de la fluidité. Il n'a manqué que l'efficacité. Je ne me fais pas de souci en reproduisant ce genre de prestation, cela finira par rentrer. Et puis, il faut dire que Ruffier a réalisé trois ou quatre arrêts miraculeux. Sur l'histoire du pétard, pour moi, il n'y a rien ou pas grand chose. Sans doute qu'en Principauté, il n'y a pas de pétard. Il ne faut pas exagérer, le derby s'est déroulé dans de bonnes conditions. D'ailleurs comme il l'a avoué dans les couloirs, Ruffier en a rajouté. Je ne dis pas qu'il faut jeter des pétards sur le terrain, mais qu'on ne dise pas que le football est violent."
Ricardo (entraîneur de Monaco): "Je suis satisfait du point pris au Ray vu le contexte. J'ai assisté à des choses que je n'avais plus l'habitude de voir sur les terrains. Je me suis même cru dans une boîte de nuit avec la musique déversée par une sono pendant la seconde période. La première a été équilibrée avec un Monaco discipliné. La suivante a été gâchée par des événements: le pétard jeté sur Ruffier puis l'expulsion de Mongongu. Sans Cédric (Mongongu), on ne pouvait pas faire mieux que défendre devant un adversaire de surcroît plus frais. Quant à Stéphane (Ruffier), je lui ai demandé de rester sur le terrain puisqu'il était en mesure de finir le match. Il n'était pas question de tricher."
(Avec AFP et Foot+)
L1: Saint-Etienne-Nantes
Ce classique du championnat risque d'être tendu, ce soir, du côté du stade Geoffroy-Guichard. Saint-Etienne, 19e, et Nantes, 16e, avec trois points d'avance sur son adversaire du soir, doivent absolument grapiller des points. Malheur au vaincu. Coup d'envoi à 21 heures.



