Les vérités de Sidney Govou
Actualités / Football - le 13 janvier 2009 à 12h30
Dans une interview accordée à France Football paru ce mardi, Sidney Govou ne mâche pas ses mots à propos de l'OL.Une fois de plus, le joueur laisse libre-cours à son franc-parler et sort de sa réserve habituelle. Govou, inclassable sur le terrain comme dans la vie?
Dans une interview accordée à France Football, Sidney Govou ne mâche pas ses mots à propos de l'Olympique Lyonnais. Selon l'attaquant international, l'équipe lyonnaise est "une somme d'individualités" au sein de laquelle "l'unité n'existe pas". Et de poursuivre: " Une ambiance de vestiaire, ça ne s'invente pas. Des gens prétendent qu'il suffirait qu'on fasse un effort tous ensemble pour créer une unité, mais non, ils se trompent. L'unité soit elle existe, soit elle n'existe pas. Chez nous elle n'existe pas." Selon lui toujours, si l'OL fait moins peur c'est que le groupe a " d'impact physique sur l'adversaire", est aussi "moins dominateur dans le jeu", "un peu moyen partout."
Sidney Govou, discret, a l'habitude de vider son sac de temps à autre dans la presse. En septembre dernier, c'était le cas dans les colonnes de L'Équipe. Le climat pesant autour des Bleus, son faux départ de Lyon, Jean-Michel Aulas: le joueur s'était livré sans langue de bois. "En équipe de France, la période a été infernale. Cela a été très ch... à vivre. Plus rien n'était objectif, plus personne ne jugeait ce qui se passait sur le terrain. On aurait dit que la seule chose qui comptait vraiment était de virer le coach". Sur l'OL: "Je ne dis jamais rien et c'est peut-être pour ça qu'ils en ont profité. Ils savent que, quand vient le jour de jouer, je suis à fond. Mais, à force, ça commence à me gaver. J’aime le club, la ville, les gens, des dirigeants, des entraîneurs qui m’ont vu débuter, je suis attaché à tout ça. Mais je n’aime pas tous les gens qui sont au club, loin de là".
En juin 2007, Govou s'était également accroché avec Juninho par voie de presse (dans Lyon Mag, un démenti avait suivi sur le site de l'OL). Selon lui, la starisation du Brésilien par les dirigeants du club rhodanien "avait posé des problèmes à certains joueurs importants de l'équipe et aurait mis à mal la cohésion du groupe". Et d'expliquer qu'il n'avait "pas voulu attaquer l'homme. Ce n'était pas une attaque personnelle. Je voulais me vider, j'avais besoin de me libérer. Je l'ai fait pour la saison à venir. Cela s'est bien passé",
Bien que mis sur la liste des partants chaque saison, Sidney Govou dispute actuellement sa 10e saison chez les Gones. Son détachement, assumé et revendiqué, par rapport à l'actualité du football a fait de lui une sorte d'anti-Thierry Henry. "J'ai toujours aimé le football en tant que jeu", avait-il déclaré. "Mais je n'ai aucune culture footballistique. Ou alors très sommaire. C'est vrai, je ne suis pas une encyclopédie. Je ne connais pas par coeur le calendrier de la saison de Ligue 1. Cela ne m'empêche pas d'être excité à l'idée d'affronter des équipes comme Marseille, Paris-SG ou Saint-Étienne. Cela ne m'empêche pas non plus de faire mon métier consciencieusement. D'ailleurs, quand je fais quelque chose, je le fais bien. Pour être franc, je n'aime pas l'échec."
Titulaire d'un bac scientifique, Sidney Govou est venu tardivement au football, intégrant le centre de formation de l'OL à l'âge de 17 ans (en 1996). Il ne pensait pas faire carrière... et se trouvait cinq ans plus tard appelé chez les Bleus de Jacques Santini qui l'avait déjà encadré à Lyon. Ceci explique peut-être cela.
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le 13 janvier 2009
Sidney est un joueur qui dérange, aprce qu'il en a un peu dans la tête, et ça les présidents de clubs et la presse ne le supporte pas.
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le 13 janvier 2009
lyon ne tient que par le pognon d'aulas et bientôt c'est le début de la fin ...!!!


