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> 19 juillet 2009 à 12h17

Par Julien FROMENT

Les Gwada Boys à la croisée des chemins

Après avoir échoué en demi-finale de la Gold Cup l’an passé face au Mexique, la Guadeloupe s'est qualifiée pour les quarts de finale de la compétition. Composée de métropolitains et de joueurs locaux, l'équipe d'outre-mer est le rayon de soleil de toute une population, enlisée dans la crise économique.

La Guadeloupe peut jubiler. Au terme des phases de poule, les "Gwada boys" se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Gold Cup, compétition organisée par la CONCACAF. Après avoir battu le Panama (2-1) et le Nicaragua (2-0), l’équipe emmenée par le capitaine Stéphane Auvray ne pouvait plus être rejoint à la seconde place de la poule C. Et ce n’est pas la défaite face au Mexique (2-0) lors du dernier match qui a changé la donne. Opposés aux Costa Rica ceete nuit, les hommes de Roger Salno ont de fortes chances de se retrouver dans le dernier carré. Quatrième en 2007, troisième l’an passé. L’équipe peut nourrir des ambitions plus grandes pour l’édition 2009. En dépit de moyens limités, les "Gwada boys" réussissent à nouveau un très beau parcours et sont passés du statut d’outsider à celui de prétendant au titre, derrière les Etats-Unis et le Mexique.

Privée de James Fanchone, Pascal Chimbonda ou encore Ronald Zubar, cette équipe non reconnue par la FIFA est composée majoritairement de joueurs du département d’outre-mer. Neuf sont engagés avec des clubs inconnus du grand public, comme l’Etoile de Morne-à-l’eau ou encore l’Evolucas de Petit-bour. Avec le renfort de certains métropolitains qui ont pu participer à l’événement, à l’image du Nantais Aurélien Capoue ou du Gueugnonnais Cédric Avinel, la Guadeloupe parvient à trouver une alchimie quasi-parfaite entre joueurs évoluant en France et joueurs des équipes locales. Depuis la grave crise sociale de l’hiver dernier, le symbole est fort. L'archipel des Antilles prouve qu'il jouit de ressources propres suffisantes et compétitives.

Le beau parcours des Gwada Boys est, à n’en pas douter, un moyen de redonner le sourire à une population minée par la crise économique. Ce serait aussi une très belle publicité pour la région. Pour autant, le leader du mouvement syndical LKP, Élie Domota, soulignait dans un entretien à Libération que les Guadeloupéens ne voulaient pas "seulement jouer au foot, au basket et faire de l’athlétisme". Quoiqu’il en pense, le football reste un vecteur d’intégration et de reconnaissance forte. Si les "Gwada Boys" parvenaient à décrocher une première finale dans une compétition officielle, les Guadeloupéens seraient encore plus fiers de leur île et de leur équipe.
 


 
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