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> 23 décembre 2008 à 20h30

Par Couet-Lannes VINCENT

Les Gunners sont-ils en surrégime?

Nouveau coup dur pour Arsène Wenger et ses hommes. Cesc Fabregas, le leader naturel d’Arsenal, sera indisponible quatre mois en raison d’une blessure au genou. Entre désillusion et résignation, 2008 sera définitivement une année à oublier pour les Gunners.

Arsène Wenger a dû se faire une raison, avec le temps. Depuis le début de saison, il n’a jamais pu aligner son équipe-type, ou si peu. Le dernier exemple en date est flagrant : à peine Nasri revient-il de blessure que son compère Fabregas se blesse à son tour. Malédiction ? Arsenal n’est pas verni, certes, mais cette hécatombe peut aussi s’expliquer par des phénomènes bien plus rationnels.

On  se souvient de Martin Taylor, l’homme qui d’un tacle assassin achevait prématurément la saison d’Eduardo, alors en pleine bourre. C’était en février dernier. Depuis, le Croate squatte toujours les tribunes de l’Emirates Stadium et Arsène Wenger n’est pas plus rassuré sur l’état de ses troupes. Gallas, Sagna, Bendtner, Djourou, Nasri, Walcott, Adebayor, Diaby et Fabregas ont tour à tour ou simultanément rempli l’infirmerie du club londonien. Sans compter Rosicky et Eduardo, deux convalescents ‘longue durée’. Cette accumulation de blessures « fait partie du jeu », comme le signalait justement Wenger en octobre dernier. Il est vrai qu’aucun club n’échappe à ce genre de pépins, aussi raisonnable soit-il dans la gestion de ses joueurs. Le Real Madrid est bien placé pour le savoir, lui qui a dû recruter en urgence Huntelaar et « Lass » afin de pallier aux absences prolongées de Van Nistelrooy et Diarra. Pourtant, difficile de ne pas considérer d’autres facteurs que les faits de jeu pour expliquer autant de blessés.

 C’est là que le bas blesse. Le technicien français a beau fustiger le comportement agressif des adversaires face à son équipe, il ne remet jamais en cause ses propres choix. Le jeu léché des Gunners implique un fort engagement et nécessite donc une condition physique irréprochable. Fredrik Ljungberg s’est ainsi plaint ouvertement, après son départ à West Ham, des méthodes d’Arsène Wenger, dont le crédo serait la « sélection naturelle ». « A West Ham, personne ne vous regarde de travers quand vous êtes appelé en sélection et on ne demande pas aux joueurs de jouer sous infiltration" confiait le joueur suédois en juin dernier. Lorsqu’on regarde l’effectif d’Arsenal, presqu’exclusivement composé de jeunes joueurs, on constate qu’il manque certainement de la solidité et de la puissance, surtout dans un championnat aussi exigeant que la Premier League. Des joueurs comme Nasri ou Walcott doivent encore rattraper un déficit athlétique évident. Il n’existe pourtant aucun joueur pour pallier à ces carences au milieu de terrain. En l’absence de Fabregas, Wenger devra faire appel à des joueurs jeunes et inexpérimentés comme Diaby, Denilson ou encore Ramsey, à peine âge de 18 ans…

Une chose est sûre en tout cas, si cela continue comme ça, il faudra penser à recruter des joueurs plus fiables, donc plus expérimentés. Finalement, cela pourrait être un mal pour un bien. La balle est dans le camp de Wenger.
 


 
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