Le père Cana en justice
Actualités / Football - le 10 juin 2009 à 15h15
Le mercato commence doucement pour l’OM. Après avoir dégagé son entraîneur Éric Gerets, le club voit le père de son capitaine Lorik Cana passer au tribunal.
Temps de crise oblige, le marché des transferts de football, qui s’est ouvert en France le 9 juin, est encore loin de battre son plein. Pas franchement une bonne nouvelle tant la foire aux bestiaux que constitue le mercato constitue une manne indispensable pour le truculent championnat de France. Sa deuxième mamelle encore plus chère au président Thiriez que ses pas si chers droits télé. Grand animateur du football français et du marché d’été, le plus grand club du monde attend de voir si un vent mauvais va provoquer une nouvelle révolution de palais. Le départ de Gerets entériné et l’arrivée de Deschamps scellée, l’OM reprend son souffle.
Le père Cana en justice
En passant par la case justice en ce matin du 10 juin. Le tribunal correctionnel de Marseille passe au peigne fin les conditions du transfert du milieu albanais Lorik Cana, du PSG vers la Canebière en août 2005. Un départ fracassant qui avait fait la une des gazettes sportives certes, mais aussi de petits entrefilets dans la case faits divers de journaux moins portés sur le rectangle vert. À l’instar du Canard Enchaîné qui avait évoqué les menaces d’Agim Cana, père de l’actuel capitaine de l’OM, contre le président du PSG de l’époque, Pierre Blayau.
L’enquête préliminaire ouverte en 2006 par le pugnace vice-proc’ de Marseille en partance vers Toulon, Marc Cimamonti, a débouché dans la discrétion. Encore ce 9 juin au matin, Christophe Mongai, l’ex-agent de Cana, était interrogé dans L’Equipe du jour sur les grandes tendances du mercato. Sans une ligne sur sa comparution au tribunal. Agent dûment agréé, Mongai se voit reprocher par la justice le reversement d’une com’, -l’odieuse retro-com- au père de Lorik Cana sur le transfert de 2005. "Complicité et recel d’exercice illégal de la profession d’agent de joueur, abus de biens sociaux ainsi que faux et usage de faux", croit la justice. Pour papa Agim, ce sont "exercice illégal de la profession d’agent de joueur" et "menaces". Sympa. Et seulement relevé jusque là par le quotidien La Marseillaise… sans que cela n’ait à voir avec le flou entourant l’avenir du joueur à l’OM, bien entendu. Ni que d’ailleurs ce dernier soit inquiété.
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