La "Nouvelle Vague" du football chilien
Actualités / Football - le 11 juin 2009 à 16h15
Les sélections chiliennes sont en pleine renaissance. Alors que l'équipe entraînée par Marcelo Bielsa est quasiment assurée de disputer le prochain Mondial, celle des Espoirs est en passe de remporter le premier Festival de Toulon de son histoire. Les supporteurs de la Roja rêvent déjà d'un avenir doré.
Dans un an, jour pour jour, débutera la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Si la grande majorité des postulants ne savent pas s'il seront de la fête, d'autres ont déjà prévu de s'y rendre. C'est le cas du Chili. Hier soir, au stade "Nacional" de Santiago, la fête était belle. Face à la Bolivie (qui avait écrasé l'Argentine 6-1 en avril dernier), la sélection entraînée par Marcelo Bielsa a offert un récital, digne des plus grandes heures du football chilien (4-0). Invaincue depuis sept sorties, la Roja n'est pas, encore, mathématiquement qualifiée. Mais, avec huit points d'avance sur le premier non-qualifié (l'Uruguay), le Chili, 2e à un point du leader brésilien, n'a aucune raison de trembler.
Le phénomène Sanchez
Ce matin, les quotidiens chiliens n'ont pas masqué leur enthousiasme. Après cette "merveilleuse soirée", la sélection de Bielsa "joue vraiment un football parfait" indique, entre autres, le quotidien "La Cuarta". Et se délectent du talent du "nouveau matador" de la Roja: Alexis Sanchez. Âgé de 20 ans seulement, "l'enfant merveilleux" (son surnom) a livré, hier soir, une prestation lumineuse. L'attaquant de l'Udinese symbolise parfaitement le souffle nouveau qui règne au sein de la sélection. Sous la houlette de l'Argentin Marcelo Bielsa, des joueurs comme Humberto Suazo (attaquant), Marco Estrada (milieu) ou Jean Beausejour (milieu) se trouvent à la perfection et enchaînent les bonnes performances.
Douze ans après sa dernière participation (1998), le Chili est donc en passe de redécouvrir le Mondial. Et de retrouver son lustre d'antan. Dans les années 60, la génération emmenée par Leonel Sanchez (84 sélections) avait décroché la 3e place lors de "sa" Coupe du monde (1962). En 1998, les coéquipiers du duo Salas-Zamorano avaient atteint les huitièmes de finale. Cette fois, la Roja rêve de frapper un grand coup en 2010. Et ils peuvent y croire lorsque l'on voit le niveau affiché par les espoirs chiliens lors du Festival de Toulon. Demain soir, face à la France, la jeune sélection entraînée par Ivo Basay est en passe de remporter le premier trophée de son histoire. Plein d'envie, de mouvement et de maîtrise, elle impressionne tous ses adversaires. "C'est une très bonne équipe, solide et technique, et je n’ai aucun problème avec le fait qu’il soit en finale", a par exemple estimé le sélectionneur des Pays-Bas, Hans Schrijver, sur le site officiel du Festival de Toulon.
Un joueur a particulièrement attiré l'attention des recruteurs. L'attaquant Gerson Martinez, meilleur buteur de la compétition (4 buts), semble être le digne successeur de son idole, Marcelo "El Matador" Salas. À 21 ans, le buteur de San Luis devrait, sous peu, connaître sa première sélections chez les A. Très adroit devant les buts, il pourrait faire, comme lundi dernier (le Chili a battu la France 1-0 lors de la phase de poules), des misères à la défense française. De quoi affirmer, un peu plus encore, la thèse du renouveau chilien sur la planète football.


