La France n'a pas de stade 5 étoiles
Actualités / Football - le 18 novembre 2008 à 14h01
Une étude de l'ESMA (Association européenne de management des stades) tire la sonnette d'alarme. Les stades de football français sont jugés obsolètes.
Les stades de Ligue 1 et de Ligue 2 sont les plus dépassés d'Europe avec ceux de l'Italie. C'est la conclusion d'une étude très sérieuse. En dix ans, la France a construit ou rénové quatre enceintes, contre 13 en Allemagne -certes hôte du Mondial-2006-, 12 en Angleterre ou 9 en Espagne. L'Italie pendant ce temps n'en a rénové que deux pour aucune construction.
Notre SDF, lieu de culte depuis la finale de la Coupe du monde 1998 n'est même plus un exemple. En 10 ans, l'enceinte est devenue démodée. Certaines rumeurs prétendent qu'il serait à vendre. Le bilan est sans appel, la France, candidate à l'organisation de l'Euro 2016 de football, ne possède aucun stade de 5e génération, c'est-à-dire construit à partir des années 2000 et placé sous le signe de la "multifonctionnalité". Autrement dit, des lieux conçus pour vivre et consommer avant et après les matches. Une culture qui a du mal à passer du côté de certains supporteurs français. Le mouvement ultra rejette la tendance foot business. On a peur du naming (donner un nom de marque à un stade, comme l'Emirates d'Arsenal ou le prochain MMA Arena du Mans), alors encore plus de fonds privés pour construire un stade. En Angleterre, on se demande comment a-t-on pu détruire Highbury? Pourquoi Anfield Road va bientôt être abandonné? Dans l'hexagone, les supporteurs ne pardonneraient pas ce type de vexation. Améliorer le Vélodrome, oui. Le détruire ou l'abandonner, non.
Pourtant, les stades français sont jugés trop petits, trop vieux et surtout trop publics. En effet, le point commun entre les deux cancres de l'Europe, c'est que les stades de football sont gérés en France comme en Italie par les collectivités locales. Dans son rapport sur la compétitivité du football français, Éric Besson avait "encouragé les investissements privés dans les stades et prôné le recours aux partenariats public-privé".
Frédéric Thiriez préfère positiver. Le président de la LFP rappelle qu'il existe une vingtaine de projets en cours pour un montant d'investissements prévus d'1,7 milliard d'euros. Pour Frédéric Thiriez, la volonté politique et gouvernementale est aujourd'hui véritablement affirmée et ce n'est qu'une question de temps.
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