Karim Aït-Fana, nouveau phénomène de la Ligue 1 (Interview exclusive)
Actualités / Football - le 20 octobre 2009 à 15h13
Karim Aït-Fana vit un début de saison tout feu tout flamme, à l'image de son club Montpellier, deuxième de Ligue 1. Entretien avec le nouvel espoir du championnat de France.
Après sept matches en ligue 1, Karim Aït-Fana a déjà inscrit deux buts, délivré deux passes décisives. Lors du mois d'octobre, il a été convoqué en équipe de France Espoirs et a marqué, pour fêter sa première titularisation sur son premier ballon. Du talent, de la réussite, c'est peut-être l'année de la révélation pour ce gamin de 20 ans.
Lesdessousdusport.fr: Comment expliquer le début de saison tonitruant de Montpellier?
Karim Aït-Fana: C'est un peu de tout. L'entraîneur, les joueurs, l'état d'esprit. Collectivement, on est très solide, très fort. On ne s'y attendait pas forcément, mais on profite.
Vous semblez plus concernés que certains joueurs d'autres clubs de Ligue 1, plus motivés?
Ca vient peut-être de la Ligue 2. Dans ce championnat c'est assez physique. Il ne faut rien lâcher. On n'a encore ça en nous. Et puis on a de la réussite.
Crains-tu le retour de bâton après un début tonitruant?
C'est sûr qu'il y aura un coup de moins bien. il ne faut pas se croire arrivé. C'est la dernière des choses à faire.
Les prochains matches seront compliqués...
Oui parce qu'on se déplace 3 fois et dès ce week-end contre Rennes, qui a un effectif très costaud. Ce ne sera pas évident. On a déjà fait le plein à domicile, on doit jouer notre carte à l'extérieur. Ce sera du bonus.
"J'ai failli connaître la descente en National. Alors je garde les pieds sur terre."
Sur un plan individuel, ton bon début de saison en Ligue 1 a-t-il déjà modifié ta vie?
Non. Bien sûr, j'ai plus de sollicitations médiatiques. Mais J'ai été formé à Montpellier, et j'ai failli connaître la descente en National. Alors je garde les pieds sur terre. En ce moment j'en profite, mais je ne me crois pas arrivé. J'ai de la réussite depuis le début de la saison j'en suis conscient.
Comme lors du match en équipe de France Espoirs?
Oui, sur mon premier ballon, je frappe, c'est contré par un défenseur ça rentre. Il y a des périodes où rien ne marche et d'autres plus faciles. C'est une bonne expérience de rejoindre les Bleus. Je connaissais pas mal de joueurs que j'ai côtoyés en sélection de jeunes. J'ai envie d'y retourner. Donc comme me l'a dit le sélectionneur, je dois continuer à être bon avec Montpellier.


