Julien Absalon : "Je veux récupérer mon titre de champion du monde"
Actualités / Autres Sports - le 18 décembre 2008 à 15h55
Il a été l’une des grandes satisfactions du clan français lors des Jeux de Pékin. Sur la piste chinoise, Julien Absalon a remporté son deuxième sacre olympique de VTT cross-country. Une consécration mais pas un aboutissement. Interview.
À peine était-il descendu de la première marche du podium athénien, en 2004, qu’il n’avait plus qu’une idée en tête : y remonter à Pékin. Pendant quatre longues années, Julien Absalon n’a pensé qu’a ça. Et le 23 août 2008, sur la piste pékinoise, le coureur des Vosges réussit l’exploit de conserver sa couronne de lauriers. Si ce titre est une consécration, Julien "Absal’or" veut voir encore plus loin. Objectif : Londres 2012.
Lesdessousdusport.fr : Le mois de décembre est propice aux bilans. Quel regard portez-vous sur votre saison?
Julien Absalon : C’est sans doute l’une des plus belles de ma carrière. J’ai atteint mon objectif principal avec ce titre olympique. C’est la consécration de quatre années de travail. Après Athènes, je n’avais que ça en tête. C’était mon plan de carrière.
Vous avez pourtant traversé une période de doutes avant les Jeux…
C’est vrai que ma saison n’a pas été facile. Je me suis mis tout seul une énorme pression juste avant les Championnats du monde. Résultat, je perds mon titre. Ça a été une grosse claque. Je suis rentré dans une spirale négative. J’étais moins bien physiquement, je chutais davantage et cela s’est ressenti psychologiquement. Mais avec le recul, je pense que cette contre-performance m’a fait du bien. Même si elle a été dur à digérer, elle m’a permi de me remettre d’aplomb, de me recentrer sur ce qui était important.
Quel a été le déclic pour sortir de cette "spirale"?
Les deux étapes de Coupe du monde au Canada, juste avant Pékin. Je gagne les 2 manches, ce qui me permet de remporter cette Coupe du monde 2008. C’est à ce moment-là que j’ai relancé la machine. Je suis arrivé au sommet de ma forme aux Jeux. J’étais super bien préparé, détendu. J’avais fait le maximum.

Double champion olympique, 4 fois champion du monde et 5 fois vainqueur de la Coupe du monde. Pourquoi ne pas vous arrêter là?
Je me suis posé cette question après Pékin. Mais c’est ma passion, j’aime ce que je fais et j’espère encore gagner pas mal de titres.
En 2012 à Londres par exemple…
Oui, je suis reparti pour quatre ans. Tant que j’ai la motivation, je ne vois pas pourquoi arrêter. C’est mon moteur. Mais avant ça, il a y les championnats du monde au mois d’août. Et je compte bien récupérer mon titre.
Il y a quelques semaines, vous avez participé à la Mégavalanche, une course de VTT marathon. Envie de changer d’horizon?
Non, pas du tout, c’était juste pour l’expérience, le plaisir de découvrir une autre discipline et bien sûr la Réunion. C’était aussi un excellent moyen de garder la forme et de travailler la technique et le pilotage. Dans ce sport, c’est mon frère qui excelle.


