Judo : des Mondiaux pour sortir de l’ombre
Actualités / Autres Sports - le 21 décembre 2008 à 13h12
Aujourd’hui à Levallois-Perret, à l’occasion des premiers Championnats du monde toutes catégories, le Français Teddy Riner, champion du monde des lourds, tentera de décrocher "le titre suprême". Mais au fait, pourquoi avoir dissocié cette compétition des Mondiaux traditionnels? Explications.
Un championnat du monde pour une seule et unique catégorie ? Plutôt inhabituel dans le milieu du judo. Et pourtant, depuis hier à Levallois, se déroulent les premiers Championnats du monde toutes catégories, créés en mars dernier sous l'impulsion de Marius Vizer, le président de la Fédération internationale de judo. Pour la première fois dans l’histoire de la discipline, les Mondiaux 'tout'cat'', catégorie non-olympique depuis 1984, ont été dissociés des Mondiaux traditionnels. La raison ? Se séparer pour enfin sortir de l’ombre. La compétition retrouvera d’ailleurs le schéma classique des compétitions de judo.
"Contrairement à d'habitude, on aura plusieurs engagés par pays au lieu d'un seul par catégorie, explique Jean-Luc Rougé, président de la fédération française. Cela permettra de ne pas avoir que des poids lourds et rendra la compétition plus intéressante." Cette formule permettra en effet de retrouver l’esprit "David contre Goliath" de la discipline : voir des petits faire tomber les lourds.
Et pour une première, on retrouve logiquement le Français Teddy Riner, champion d'Europe et du monde des lourds et médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Pékin cet été, qui s’est qualifié hier pour les quarts de finale. Après un premier tour bien maîtrisé face à l'Ouzbek Adiljan Tulendibaev, Riner n’a pas tremblé face au Japonais Yohai Takai en le faisant tomber en 1’12. "Ça fait du bien de planter Takai sur ippon. Je n'étais pas prêt à attaquer mais j'ai vu une ouverture et j'y ai été. Je suis en confiance pour demain (dimanche) où la journée sera encore plus difficile". Autre nouveauté, la dotation : les médaillés se partageront 100 000 dollars (72 000 euros). Rendez-vous à partir de 14 heures.


