header-bg
header-bg
filet
filet
newsletter picto
button ok
recherche picto
Rencontres Sexy
Planche à voile Planche à voile

> 24 août 2008 à 12h00

Par Thomas HETEAU

JO : Nicolas Hénard : « Nous avons de beaux champions »

Après trois éditions olympiques plutôt moroses (aucune médaille en 1996 et 2000, seulement deux breloques en 2004), l’équipe de France de voile a retrouvé son rang. Elle rentre de Pékin avec trois médailles dans ses bagages et redonne le sourire à la Fédération. Nicolas Hénard, champion olympique en 1988 et 1992, analyse pour nous cette quinzaine pékinoise.

Les Dessous du Sport : Trois médailles, c’est plutôt une bonne surprise pour la voile française ?

Nicolas Hénard : C’était l’objectif fixé par la Fédération, mais après le passage à vide entre 1996 et 2000, c’est un excellent score. Je suis ravi de voir que nous avons de beaux champions. Je pense notamment à Guillaume Florent, troisième en Finn. C’est un compétiteur né. Depuis deux ou trois Jeux, nous étions davantage sur un rythme d’une ou de deux médailles. Ça fait du bien.

Certains sont pourtant passés à côté de leur compétition ?

Il y a des déceptions, c’est sûr. On pouvait facilement espérer deux ou trois médailles de plus, notamment avec Faustine Merret en planche à voile féminine, championne olympique en titre. Elle était en grande forme mais elle a mal démarré sa compétition et a eu du mal à rester dans le coup. En Tornado et Laser, les Français ne sont pas passés loin non plus. Médaillée en 2004, l’équipe du Star termine cinquième. Là aussi, on pouvait espérer mieux. Mais en voile, il faut tenir la pression une semaine. Chaque jour, on rejette les dés, c’est très difficile à gérer.

Pensez-vous que ces résultats vont aider à la médiatisation de la voile ?

Non, pas forcément. Depuis très longtemps, notre sport est un fournisseur de médailles olympiques, mais ce n’est pas pour autant qu’on en parle. En France, c’est une situation particulière. On médiatise davantage la course au large, plus proche de la passion française de la voile, que les épreuves olympiques. Nous avons la chance d’avoir de grands navigateurs comme Michel Desjoyaux, alors on en parle. Les sportifs qui participent aux Jeux ne le font pas pour être médiatisés mais pour l’aventure olympique. Tant qu’on aura de grands champions, ce n’est pas grave si on ne parle pas d’eux. Et puis la voile n’a jamais été un sport à scandale, il n’y a aucun record à battre.

Pas de dopage dans la voile donc…

Le risque est trop important pour le peu de gain. C’est l’expérience, la technique et les qualités psychologiques qui font la différence.

Y a-t-il des catégories où les Français brillent habituellement ?

On peut dire que le Tornado est une tradition française. Les véliplanchistes, hommes et femmes, ont un excellent niveau. Le 470 homme est aussi une embarcation qui marche bien chez nous. Après, ce sont davantage des individus.

Quelles ont été les particularités de ces Jeux olympiques ?

L’apparition de la Chine. On ne les attendait pas à ce niveau. Nous avons été surpris car la voile est une discipline où la technologie compte beaucoup. La performance vient avec l’expérience.

Julien Bontemps

Julien Bontemps sur la deuxième marche du podium en planche à voile


 
rt box rt
rt box lt
Le pari du jour

SONDAGE DE LA SEMAINE

Est-ce que Marseille a déjà perdu la course au titre?

Votez