Federer en mal de coach
Actualités / Tennis - le 12 mars 2009 à 17h12
Entamée au début du mois de mars à Dubaï, la collaboration entre le numéro 2 mondial Roger Federer et l'entraîneur australien Darren Cahill est déjà terminée. Un obstacle supplémentaire pour le Suisse dans sa reconquête de la 1e place mondiale? Éléments de réponse.
Dimanche 1er février 2009, finale de l’Open d’Australie. Pour la 5e fois consécutive dans une finale d’un Grand Chelem, Roger Federer laisse l’Espagnol Rafael Nadal lui piquer la vedette. Mais pour la première fois, le Suisse apparaît réellement ébranlé par cette défaite, apparaissant en larmes sur les écrans du monde entier. C’est l’électrochoc. Sans coach depuis sa rupture avec Tony Roche en mai 2007, le numéro 2 mondial doit remédier à cette situation. Début mars, le Suisse s’entoure d’un nouveau collaborateur. Et non des moindres puisqu’il s’agit de Darren Cahill, l'un des coaches les plus renommés du circuit. L'Australien a notamment mené Lleyton Hewitt à la tête du classement mondial en 2001 et dirigé Andre Agassi. Mais aujourd’hui, retour à la case départ. Avant même le début du tournoi d'Indian Wells, Roger Federer vient en effet d’annoncer qu'il mettait un terme à cette collaboration.
"C'était bien, nous avons passé de bons moments, on a travaillé dur, on a beaucoup parlé mais nous avons décidé de ne pas poursuivre", a expliqué Federer en conférence de presse. "Il (Cahill) m'a dit que les déplacements seraient difficiles pour lui". Le Suisse a donc décidé de ne rien changer à son staff, Séverin Luthi continuant de le prendre en charge à temps partiel. "C'est le capitaine de l'équipe de Suisse de Coupe Davis et on travaille ensemble depuis un an et demi. Je continue simplement avec la super équipe que j'ai."
Depuis le début de sa carrière, le joueur a pris l’habitude de fonctionner en roue libre. L'absence de coach en 2004 ne l'avait d’ailleurs pas empêché de remporter trois titres du Grand Chelem (Australie, Wimbledon et US Open) et le Masters. Et la pige effectuée l’année dernière avec Jose Higueras, l’un des grands spécialistes de la terre battue, ne l’avait pas non plus permis de vaincre Rafael Nadal et de remporter l’unique Grand Chelem qui lui résiste encore : Roland Garros.
Inversement, entre 2005 et mai 2007, c’est sous la houlette de Tony Roche que Federer domina le circuit avec 6 titres du Grand Chelem. Alors, la question se pose : le Suisse pourra-t-il redevenir le meilleur joueur du monde sans un coach attitré ? Rien n’est moins sûr. Aujourd’hui, la donne a changé. La concurrence se fait de plus en plus pressante et Federer coince toujours sur un os majorquin. Et dire que la saison de terre battue va commencer...
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