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> 22 septembre 2009 à 16h15

Par Pierre ORLAC'H

Faut-il révolutionner les arrêts de jeu?

Le derby de Manchester a relancé le débat sur les arrêts de jeu dans le football.

Un match épique, historique. Le duel de ce week-end entre Manchester United et Manchester City a tenu toutes ses promesses, et la décision est intervenue durant les arrêts de jeu. Alors que Craig Bellamy avait égalisé pour les Citizens, Michael Owen donna fnalement la victoire aux siens à la 96e minutes. L'arbitre avait pourtant annoncé un temps additionnel de 4 minutes. L'entraîneur de City, Mark Hugues, était abasourdi, Sir Alex Ferguson, lui, délivrait une petite blague au quatrième arbitre: "Vous avez vu l'heure, maintenant qu'on a marqué, il faut arrêter ce match". La rencontre a suscité un tel engouement médiatique que la question de la gestion du temps additionnel refait surface. Pourquoi le football n'a-t-il pas un système plus strict pour gérer les temps de jeu effectifs et les arrêts de jeu?

Dans les stades les speakers prennent bien le soin de le préciser: "Temps additionnel minimum : 4 minutes". Dans le football, un arbitre décide, en son âme et conscience, du temps additionnel à accorder aux deux équipes. Cela s'accompagne de règles écrites et d'autres de convenance. Pour un remplacement, on doit accorder 30 secondes de temps supplémentaire. Si le match est plié depuis bien longtemps, les arrêts de jeu ne dépasseront pas les 2 minutes. Bref, l'idée est de laisser une responsabilité à l'arbitre qui peut gérer, de manière humaine et pour le bien des acteurs et des spectateurs, le temps qu'il reste à jouer.

Cette gestion repose sur l'homme et sa faculté à prendre les bonnes décisions. Il arrive donc que l'arbitre se trompe, mais il peut également prendre des décisions plus souples et plus raisonnables q'une machine. Pour le match de samedi, l'arbitre a rajouté du temps aux 4 minutes données. Car entre temps, Bellamy a marqué pour City, il a célébré son but et un changement a eu lieu. Bref, les supporteurs de United vous expliqueront qu'il est tout à fait logique que l'arbitre ait laissé se dérouler le match jusqu'à la 96e, et ceux de City tenteront de vous convaincre du contraire. Il n'y a pas de vérité, car en football, c'est l'homme qui domine le temps. A l'inverse d'autres sports comme le basket-ball ou le hockey.

Aux Etats-Unis, le temps est une donnée très importante du sport et elle domine joueurs, entraîneurs et arbitres. Les shoots au buzzers, les temps morts rendent certains évènements plus affolants, car en plus de l'intensité du match, les acteurs doivent lutter contre la montre. Peut-on dupliquer ce schéma au football? Imaginez: il reste 3 secondes à jouer. Manchester United joue un corner. La tête de Ferdinand s'écrase sur la barre. L'alarme retentit. Fin du match et pourtant, un des coéquipiers avait surgi et catapulté le ballon au fond des filets.


 
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