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> 19 juin 2009 à 12h35

Par Antoine GINEKIS

Euro 2012: L'Ukraine sous ultimatum

L'Ukraine doit co-organiser le prochain Euro, en 2012. Ravagé par la crise, le pays est pourtant très en retard dans son projet. L'UEFA ayant demandé des avancées importantes d'ici novembre prochain, l'Ukraine doit vite trouver des solutions.

Pays co-organisateur de l'Euro 2012 avec la Pologne, l'Ukraine est sous pression. Le premier ministre, Ivan Vasiukyk, ne le cache pas: "Pour les Ukrainiens, l'Euro 2012 n'est pas seulement un événement de football. C'est le plus grand projet politique et social des 18 ans d'histoire de l'Ukraine indépendante. C'est une étape primordiale pour intégrer l'Ukraine au sein de la communauté européenne." Pourtant, suite à la visite de leurs sites par les instances de l'UEFA, trois villes se sont vues refuser l'homologation pour accueillir des rencontres lors du prochain Euro. Le comité exécutif fixant la date butoir au 30 novembre pour recevoir les garanties suffisantes de l'Ukraine dans sa capacité de pays hôte.

L'Ukraine a subi la crise économique de plein fouet, connaissant une récession de 20% lors du premier trimestre de 2009. Basé sur l'apport de nombreux fonds privés, le projet connaît ainsi un gros coup d'arrêt. Hier, le coordinateur ukrainien de l'Euro 2012, Illia Chevliak, a d'ailleurs reconnu cette pénurie d'investissements: "Le principal problème est que tous les hôtels doivent être financés par des investisseurs privés, ce qui n'aurait pas été un souci avant la crise."

Le problème est donc conséquent et les travaux qui restent à faire sont énormes. Si les stades ne sont déjà pas tous au niveau - les projets de rénovation étant aussi à l'arrêt - l'état des infrastructures annexes inquiète encore plus. Le Shaktar Donetsk va bientôt se doter d'une enceinte toute neuve, à la pointe de la technologie. Le plus beau stade du pays  ne pourra pourtant pas accueillir de rencontres de l'Euro à cause du peu d'hôtels de luxe de la ville ainsi que de l'absence d'aéroport.

Kiev n'est pas épargnée non plus. Le réseau routier de la capitale ukrainienne est habituellement très encombré. De gros travaux devaient assurer un trafic correct pour les cars des différentes formations et des supporteurs pendant la compétition. Mais là aussi, le manque cruel d'investisseurs privés est un handicap trop lourd.

L'Ukraine va donc devoir trouver les ressources économiques nécessaires très rapidement. Dans le cas contraire, l'ancien pays communiste pourrait connaître un terrible camouflet en se voyant retirer la quasi-totalité des matches prévus sur son sol.
 

 

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