Maria Sharapova, les soeurs Williams, Jelena Dokic... Ces joueuses ont toutes un point en commun: elles sont entraînées par un père ultra-dominateur. Pour le meilleur… et pour le pire. Car si certaines s'en sortent bien, ce n'est pas le cas de toutes.
L’Australienne, ancienne numéro 4 mondiale, a fait un retour fracassant après des années d’absence. Tout d’abord avec un quart de finale à l’Open d’Australie, puis en participant largement à la victoire de l’Australie en Fed Cup. Mais Jelena Dokic, à qui l'on promettait un brillant avenir, a surtout marqué les esprits à cause du comportement scandaleux de son père et entraîneur, Damir. Un homme buveur et violent, qui dominait totalement Jelena.
D’origine serbe, la famille Dokic quitte la Yougoslavie en 1994, pour l’Australie. Damir se fait vite remarquer. Lors du tournoi anglais d’Edgbaston, il se fait expulser après avoir accusé les dirigeants du tournoi d’être des nazis soutenant le bombardement de la Yougoslavie. Même chose à Wimbledon 2000, le père de Jelena est exclu du tournoi après avoir piétiné le téléphone d’un journaliste. En 2001, Damir accuse même les organisateurs de l’Open d’Australie d’avoir défavorisé sa fille lors du tirage. La famille repart en Serbie, et Jelena jure de ne plus jamais représenter l’Australie. Longtemps sous l’emprise de son père, la joueuse réussit finalement à se défaire de son étreinte. Mais Jelena doit pour cela rompre totalement avec sa famille. Elle sombre alors dans une profonde dépression, et reste au lit pendant des mois. "C'est comme si ma vie m'était tombée dessus. J'ai presque perdu tous les miens."
Au cours des derniers mois, Jelena Dokic a été menacée de mort par son père, mais a surtout repris contact avec sa mère et son petit frère.