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LES DOSSIERS

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> 17/03/2009

Ligue 1: la liberté de parole a un prix

À mesure que la saison avance, les acteurs de la Ligue 1 montent en pression. Et, dès que certains se libèrent du carcan médiatique, ils sont repris de volée par la patrouille. Le politiquement correct prend le pas sur la déclaration-vérité. Exemples dans notre dossier.

Correa, et le "vol"

Samedi dernier, quelques minutes après la nouvelle défaite de Nancy sur la pelouse de Sochaux (2-1), Pablo Correa rejoint la conférence de presse, le coeur serré. Quelques secondes plus tôt, devant la performance indigente de ses protégés, il avait proposé sa démission à son président, Jacques Rousselot (ce dernier l'a refusé, ndlr). Devant les journalistes, le coach de l'ASNL est désabusé. Au bout de quelques minutes, il lâche cette phrase: "ce soir, les gens qui sont venus au stade n'en ont pas eu pour leur argent. Moi, j'appelle ça du vol...", avant de quitter sa chaise précipitamment. Des propos qui ont dérangé, même si, sur le fond, il n'a pas tort. Résultat: devant l'inquiétude suscitée par les joueurs et les supporteurs nancéens, Correa a organisé, hier, une conférence de presse pour expliquer son comportement. "Je ne voudrais pas que les gens pensent que je n'ai pas de solutions, confie-t-il. (...) Je sens que mon groupe est touché par le manque de résultats, mais aussi par une certaine "douleur", qui est liée à son image." L'entraîneur uruguayen a, donc, trusté en deux jours son costume de "libre-penseur" à celui "d'optimiste bien-pensant."

 

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