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LES DOSSIERS

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> 17/03/2009

Ligue 1: la liberté de parole a un prix

À mesure que la saison avance, les acteurs de la Ligue 1 montent en pression. Et, dès que certains se libèrent du carcan médiatique, ils sont repris de volée par la patrouille. Le politiquement correct prend le pas sur la déclaration-vérité. Exemples dans notre dossier.

Proment manque "d'éthique"

Il y a dix jours, lors du match Grenoble-Caen (2-1), le milieu défensif caennais, Grégory Proment, est désespéré. Son équipe, réduite à 10 dès la 10e minute de jeu, a livré une superbe deuxième mi-temps face à des Grenoblois fébriles. Mieux: à cinq minutes de la fin, Derouin offre l'égalisation à son équipe. Mais, à la dernière seconde du match, M.Thual accorde un corner au GF 38 qui se transforme en but décisif. Dégoûté, Proment est interrogé par un journaliste de Foot+ quelques secondes après la défaite. "Quand les arbitres font de la merde, il faut le dire, et ils ont encore fait de la merde ce soir", clame-t-il haut et fort. Des mots politiquement incorrects, mais franchement partagés par bon nombre de joueurs cette saison. Pas une journée de L1 ne se déroule sans une décision arbitrale douteuse. Résultat: hier, le conseil national de l'Ethique (CNE), une invention de la FFF, a infligé deux matches de suspension à l'encontre du joueur. Et encore, selon Dominique Rocheteau, le président du CNE, le Normand s'en sort bien. "C'est le minimum car nous avons les mêmes règlements que la commission de discipline de la Ligue, et le barème est normalement de quatre matches", explique-t-il à L'Équipe. Caen, 19e, sera donc privé d'un joueur-clé car ce dernier a eu le tort de dire ce qu'il pensait.

 

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