Si on vous demande qui est la Française de l’année, difficile de répondre. Et pour cause, beaucoup de nos tricolores n’ont guère été brillantes cette année. Cette méforme du sport féminin tricolore a été mise en relief lors des Jeux Olympiques de Pékin. Elles n’ont pu ramener qu’une seule médaille d’or.
C’est la grosse déception des Jeux olympiques de Pékin. Avant le début des jeux, le DTN de l'athlétisme français, Franck Chevalier, avait fixé un objectif de médailles compris entre deux et quatre. Un peu trop optimiste. Il devra se contenter d’une unique médaille d’argent, rapportée par Mahiedine Mekhissi-Benabbad sur 3000 m steeple. Mais aucune par une femme. Le fiasco aura été total pour les sprinteuses. Ni Christine Arron, ni Muriel Hurtis qu’on annonçait pourtant en grande forme, n’ont réussi à atteindre une finale. Christine a chuté dès les quarts de finale du 100 m, et Muriel a été éliminée en demi-finales du 200 m. On aurait pu penser que les Françaises se rattraperaient avec le relais. Il n’en est rien. Le 4 x 100 m, médaillé de bronze à Athènes, a été éliminé dès les séries pour perte du témoin. Le 4 x 400 m a lui été éliminé en demie.
Bernard Laporte, secrétaire d’État de la Jeunesse et des Sports, n’a pas tardé à dresser un bilan de ces JO catastrophes. "Dire que la performance en athlétisme n'est pas bonne, oui. C'est unanime. Nous devons d'abord laver le linge sale en famille. J'entends beaucoup de choses qui se disent. Je crois qu'il serait bien qu'ils se mettent autour d'une table et qu'ils se disent leurs quatre vérités entre eux". Avant d’ajouter : "nous voulons une fédération d'athlétisme qui retrouve un certain standing et à travers ce standing, de la performance." La tache s’annonce compliquée.