Matthieu Bodmer


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LES DOSSIERS

Ils devaient tous succéder à Zizou

De 1996 à 2006, Zinedine Zidane a dominé le football. Tout en admirant son talent, les médias et les supporters ont toujours essayé de lui trouver un successeur. Meriem, Nasri, Meghni Micoud et d’autres s’y sont pour l’instant cassé les dents. Et si le talent de Zidane avait fait trop d’ombre à plusieurs générations de très bons footballeurs français ?

Matthieu Bodmer

Il fait partie de ces joueurs élégants. Matthieu Bodmer contrôle le haut du ballon, il joue le torse bombé, la tête haute et affectionne les petits gris-gris malgré sa grande taille. Capable de se défaire de situations compliquées dans des espaces réduits, et friand de longues transversales, Matthieu Bodmer a la parfaite panoplie du milieu de terrain génial. Souvent comparé à Zidane, il n’a pourtant pas encore réussi à conquérir le statut de star.

Le natif d’Évreux a rejoint Caen à l’âge de 16 ans. Le club normand évolue, alors, en Ligue 2. Lui ne débute en équipe première que deux ans plus tard. Dans un premier temps, il ne parvient pas à se faire une place de titulaire. On utilise la polyvalence de Matthieu, mais pas encore le talent de Bodmer. Lassé par cette situation, il rejoint Lille pour un million d’euros à l’été 2003. Sous la houlette de Claude Puel, son talent apparaît au grand jour. Il participe à 33 matches et aide son équipe à prendre la deuxième place du championnat derrière l’ogre lyonnais.   

Longtemps fidèle au LOSC et à Claude Puel, Bodmer n’envisage un départ qu’après une élimination en Ligue des champions contre Manchester United. Il décide de rejoindre Lyon à l’intersaison 2007.  Son adaptation est difficile, mais il se fait une place en défense après la blessure de Cris, puis au milieu de terrain. Jugé par certains comme nonchalant ou irrégulier. Raymond Domenech semble enfin sensible à ses qualités au printemps 2008. Matthieu réalise, en effet, un mois de mars tonitruant, notamment lors d’un match contre Bordeaux. À 25 ans, Bodmer sait qu’il ne sera jamais Zizou, mais il peut encore progresser. Quitte à devenir dans les prochaines années un des maillons forts des Bleus.


 
 
  1. zehyde le 27 octobre 2009

    En résumé, ce que l'on comprend, c'est que dès que les journalistes s'en mêlent, c'est le début de la fin pour ces jeunes joueurs encore espoirs. Au lieu de spéculer sur des embryons de joueurs et de constater qu'ils "déçoivent" ils devraient s'occuper des vrais dossiers comme l'arbitrage...

    C'est une profonde bêtise que de comparer ces joueurs à Zidane...

    Laissez les tranquille !!!