Accusé de harcèlement moral par certaines de ses anciennes athlètes, Yves Kieffer, entraîneur national de l’équipe de France féminine, avait reçu un blâme administratif et avait été contraint de démissionner en janvier 2008. Un an plus tard, le technicien vient de prendre la tête de l’équipe féminine belge. Retour sur cette affaire.
Lorsqu’elle intègre l’Insep à la rentrée 2005, Cloé Briand fait partie de cette nouvelle génération de gymnastes programmées pour les Jeux olympiques de Pékin. Deux ans plus tard, la jeune fille porte plainte contre sa Fédération et accuse Yves Kieffer, l’entraîneur national, de harcèlement moral."J’ai envoyé un courrier au ministère en septembre 2007 pour que le pouvoir politique mette son nez dans tout ça, explique Raphaël Briand, le père de Cloé. J’ai aussi laissé sous- entendre sur des blogs Internet que les méthodes d’Yves Kieffer n’étaient pas forcément les bonnes". Un mois plus tard, la FFG décide d’assigner devant la justice les époux Briand pour dénigrement sur Internet. "Nous avons été très surpris par les déclarations de Raphaël Briand, explique aujourd’hui Jacques Rey, le président de la Fédération. Il fallait faire cesser ces attaques".