
bardon> 09/05/2009
Elles ont effectué de belles carrières dans des clubs français mais ont préféré s'expatrier dans des pays moins connus de l'Union Européenne. Elles? Ces personnalités sportives qui évoluent dans des sports collectifs. Portraits.
On peut dire de lui que c'est un vieux de la vieille. Le natif de Lyon, qui fêtera en octobre prochain ses 33 ans, a pourtant la mentalité d'un jeune premier. Alors qu'il a disputé son premier match de Division 1 avec l'OL lors de la saison 1992-1993, il est, aujourd'hui, l'attaquant de l'équipe chypriote d'Anorthosis Famagouste. Entre temps, le buteur est passé par toutes les étapes. Après cinq années passées du côté de Gerland, où il forme avec les Maurice et autre Gava une équipe solide et ambitieuse (vice-champion de France en 1995), il rejoint la Bretagne en 1998 (Rennes, puis Guingamp). Il y connaîtra des hauts et des bas. Titulaire indispensable en Ligue 1 entre 2001 et 2003, il va, petit à petit, perdre sa place dans l'équipe première, avant de jouer en Ligue 2 avec Guingamp (2004) puis Le Havre (jusqu'en 2006).
À ce moment-là, la carrière de Cédric Bardon prend une mauvaise tournure. Dans un entretien réalisé pour Maxifoot en 2006, l'attaquant explique cette période française. "Après mon départ de Lyon, j'ai réalisé de bonnes saisons. Mais une blessure m'a stoppé dans mon élan. À mon retour, je me suis retrouvé en Ligue 2, au Havre qui était alors bon dernier du classement. J'avais le moral au plus bas. Je n'avais pas beaucoup de nouvelles de mon agent…J'étais au fond du trou. J'ai même pensé à mettre un terme à ma carrière. Jusqu'à cet appel du Levski Sofia." Là-bas, il découvre une autre culture, une autre façon d'appréhender le football. "Ici, on joue pour s'amuser, même si, bien entendu, on veut toujours gagner. C'est vraiment bonne ambiance. Tous les joueurs sont amis", expliquait-il. Malgré la barrière de la langue, Bardon retrouve des couleurs et de l'ambition.
En 2007, après avoir inscrit 8 buts en championnat, il devient même champion de Bulgarie. Quelques mois plus tard, il dispute, pour la première fois de sa carrière, la Ligue des champions. Face à Chelsea, Barcelone ou le Werder Brême, le Français s'éclate. Mais, à la fin de l'année, le joueur a le mal du pays et souhaite revenir chez lui. Faute de propositions, il décide, finalement, de rejoindre Israël. Le Bnei Yehoudah Tel Aviv Football Club, plus précisément. Lanterne rouge du championnat, l'équipe va réaliser une bonne deuxième partie de saison sous la houlette du Français. Six mois plus tard, il décide, à nouveau, de changer de club et signe à Chypre, à Anorthosis Famagouste.
Nouvelle culture, nouvelle langue (le grec): Bardon découvre une île d'un million et demi d'habitants. Le club, 224e au classement UEFA, va devenir en quelques mois un phénomène. Le "microbe dans le microcosme du foot international", selon les propres termes du joueur, va réussir à se qualifier pour la Ligue des champions et réaliser des performances de premier ordre. Le Rapid Vienne, le Panathinaïkos Athènes et l'Inter Milan: tous sont repartis, fin 2008, de Chypre avec trois buts dans les valises. Si, au final, le club de Bardon n'a pas réussi à franchir l'étape suivante, cela restera, néanmoins, l'exploit de l'année. Le joueur, lui, se sent comme un poisson dans l'eau.
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