header-bg
header-bg
filet
filet
newsletter picto
button ok
recherche picto
Rencontres Sexy
Naman Keita Naman Keita

> 09 décembre 2008 à 16h43

Par Thomas HETEAU

Dopage. Naman Keita : "Je veux être un exemple"

Contrôlé positif à la testostérone en septembre 2007, Naman Keita profite de sa suspension pour faire de la prévention. Le médaillé de bronze des Jeux olympiques d’Athènes a participé tout au long de l’année à des colloques organisés par la Fédération française d’athlétisme. Interview.

La lutte contre le dopage. Telle était l’une des grandes priorités de la FFA en cette année 2008. Campagne de sensibilisation style "prévention routière", visuel choc et organisation de colloques en régions…Bref, les responsables ont mis le paquet. Objectif ? Informer sur les dangers du dopage les athlètes, les entraîneurs et les dirigeants. 
Début décembre, à Arras, s’est tenu le dernier de ces huit colloques, en présence notamment de Naman Keita. Suspendu pour deux ans après avoir été contrôlé positif à la testostérone en 2007, le médaillé de bronze des Jeux d’Athènes sur 400 m haies a profité de cette suspension pour faire de la prévention.


Lesdessousdusport.fr : Pour quelles raisons avez-vous accepté de participer à cette initiative ?
Naman Keita
: Lorsque je suis passé devant la commission en octobre 2007 pour recevoir "ma peine", j’ai tout de suite expliqué mon envie de participer à cette campagne. Quelque soit ma suspension, je voulais être un exemple. Je ne voulais pas prendre une suspension pour rien. Michel Marles (responsable de la lutte antidopage à la FFA, ndlr) m’a ensuite contacté pour voir si j’étais vraiment motivé.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette campagne…

Pour la FFA, 2008 était l’année de la lutte contre le dopage. À travers ces colloques, la fédération voulait instaurer un dialogue entre les entraîneurs, le corps médical et les athlètes. La FFA est la seule fédération à faire ça. Elle a même reçu les félicitations de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage.

Vous aviez un message à faire passer…

Pour lutter contre le dopage, il faut en parler. Ça fait avancer les débats. Nous avons tenté d’expliquer ce qu’il fallait faire et ne pas faire. Notamment faire très attention aux compléments alimentaires. Les athlètes n’auront plus d’excuses, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Vous venez devant le public avec une étiquette de "dopé", pas trop difficile ?
J’avais une certaine appréhension avant le premier colloque. Je ne suis pas habitué à ce genre d’événement. Mais tout s’est très bien passé. Il ne faut pas oublier que nous n’étions pas là pour être jugé. Et puis mon cas est un peu différent. Oui, j’ai été contrôlé positif. Oui j’ai été suspendu deux ans, mais je n’étais pas dans une démarche de dopage. C’était pour me soigner. Si j’avais voulu améliorer mes performances, j’aurai couru plus vite aux Mondiaux d’Osaka. J’ai pu montrer qu’il y avait une différence entre le vrai dopage et les bêtises que l’on peut et que l’on doit éviter.

Envisagez-vous un retour sur les pistes ?

Bien sûr. Je peux recourir le premier septembre 2009. J’ai déjà repris l’entraînement. En fait, je ne me suis jamais vraiment arrêté…
 


 
rt box rt
rt box lt
lus picto

Plus lus, plus commentées, news de la rédaction

rt box rt
rt box lt
Le pari du jour

SONDAGE DE LA SEMAINE

Est-ce que Marseille a déjà perdu la course au titre?

Votez