Dopage : les passeports biologiques débarquent en athlétisme


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Dopage : les passeports biologiques débarquent en athlétisme

Actualités / Autres Sports - le 11 août 2009 à 16h03

Par Thomas HETEAU

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À l’instar du cyclisme, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a décidé d'adopter les passeports biologiques dans le cadre de sa politique antidopage. L’instance internationale testera le "profil stéroïdien" des athlètes aux Mondiaux de Berlin.

Petite révolution dans le milieu de l’athlétisme. À l’image de ce qu’il se fait déjà dans le cyclisme, premier sport à s'être lancé dans l'aventure du passeport biologique, l’IAAF a décidé elle aussi d'adopter cette nouvelle arme dans sa lutte contre le dopage. "Les athlètes qui utilisent de l'EPO savent qu'elle disparaît très vite des urines", détaille le Dr Gabriel Dollé, responsable du département antidopage de l'IAAF. "S'ils se préparent bien avant une compétition à l'EPO, ils gardent pendant la compétition des bénéfices de l'augmentation des globules rouges dans le sang. L'EPO ayant disparu de l'urine depuis longtemps, nous avons beau faire un test urinaire, nous ne la trouverons pas". Pour pallier les lacunes des contrôles antidopage traditionnels, "il faut organiser un suivi tout au long de l'année pour voir comment évolue leur profil. C'est l'intérêt de mettre en place ce passeport", précise-t-il à l'AFP.

Évoqué dès 2002 par l'Agence mondiale antidopage, décidé fin 2007 par l'Union cycliste internationale et l'AMA, le passeport biologique inclut un suivi continu des paramètres biologiques des sportifs (sang et urine) afin de détecter des fluctuations anormales qui indiqueraient la prise de produits dopants ou des manipulations sanguines. Selon Alain Garnier, directeur médical de l'AMA, "il s'agit de passer du contrôle radar, dont l'emplacement est souvent connu, à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence".

Pour l'heure, le passeport biologique n'est qu'un passeport sanguin. Mais un autre volet, le passeport stéroïdien sera l'objet d'un projet pilote lors des championnats du monde qui débutent samedi où tous les échantillons urinaires seront collectés de la même façon et serviront à démarrer l'élaboration de ce deuxième type de profils.


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