Dopage : le Tour de France sera "l'épreuve la plus testée au monde"
Actualités / Autres Sports - le 10 juin 2009 à 15h30
L'Union cycliste internationale (UCI) et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ont annoncé un accord pour la réalisation des contrôles antidopage lors du prochain Tour de France. L’épreuve qui sera "la plus testée au monde" selon Pat McQuaid, le président de l’UCI.
On prend les mêmes et on recommence. Comme cela avait été le cas sur Paris-Nice en mars dernier, l'UCI et l'AFLD travailleront en étroite collaboration lors du prochain Tour de France (du 4 au 26 juillet) pour la réalisation des contrôles antidopage. C’est en tout cas ce que les deux institutions ont annoncé ce mercredi, à l’occasion d’une conférence de presse. "Notre collaboration avec l'AFLD a fonctionné sur Paris-Nice", a expliqué Pat McQuaid." Après cette épreuve, nous avons poursuivi les discussions, en incluant ASO (organisateur du Tour). Nous nous réjouissons de cette collaboration".
Les deux instances ont donc décidé de renouveler leur accord, mais cette fois, à plus grande échelle. "Par rapport au nombre de tests, de mon point de vue il s'agira de l'épreuve la plus contrôlée dans l'histoire du sport", a même déclaré McQuaid. "C'est énorme."
Entre 8 et 11 joueurs par jour
En effet, cela promet d'ores et déjà d'être "énorme", puisque entre 300 et 400 contrôles devraient être effectués cette année sur la Grande Boucle. Un groupe de cinquante coureurs, ciblé sur des critères sportifs et aux informations des passeports biologiques, sera particulièrement surveillé. "Ce qui est important ce n'est pas tant le nombre de tests, mais le fait que nous ciblons les coureurs", a souligné Pierre Bordry, président de l’AFLD. Cet accord entre les deux instances permettra notamment de nombreux contrôles aux entraînements avant la course. Pendant le Tour, des analyses de dépistage de la CERA et de l'insuline seront effectuées. Le jeudi précédant le départ de la course tous les coureurs engagés se feront prélever deux échantillons sanguins. "À chaque étape, entre 8 et 11 coureurs seront sélectionnés, sur la base des résultats, du ciblage et du tirage au sort", a précisé le médecin de l'UCI, Mario Zorzoli. "Des contrôles seront effectués le soir et le matin. Au total, plusieurs centaines de contrôles sanguins seront réalisés. Il y aura aussi un nombre important de contrôles urinaires, la moitié d'entre eux pour la recherche d'EPO".
L’UCI a par ailleurs annoncé que des coureurs allaient être sanctionnés sur la base des résultats du passeport biologique, sans toutefois révéler leur identité. " Cette nouvelle arme dans l'arsenal antidopage consiste à démontrer qu'il y a eu recours au dopage à partir des effets constatés sur l'organisme", détaille le responsable. "En début de semaine prochaine, les coureurs seront prévenus. Ensuite nous préviendrons leur équipe et leur Fédération. Une fois ces procédures respectées nous donnerons publiquement les noms".
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