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> 25 mars 2009 à 16h15

Par Thomas HETEAU

Dopage : le football veut "une vie privée"

Hier, l’UEFA et la FIFA ont rejeté en bloc les nouvelles exigences de localisation auxquelles les athlètes doivent se soumettre. Aujourd’hui, c’est au tour de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de se faire entendre.

Depuis le 1er janvier, une nouvelle réglementation anti-dopage oblige les sportifs à être localisés en permanence pour permettre aux organisations de lutte contre le dopage de réaliser des contrôles inopinés. Et depuis le 1er janvier, les critiques fusent. Après les sportifs, ce sont les instances du football qui sont montées au créneau.

Selon l'UEFA et la FIFA, cette nouvelle exigence de localisation ne tient pas compte "des différences fondamentales" entre un athlète de sport individuel, qui participe à un nombre limité de compétitions, et ceux de sports collectifs, qui sont au stade six jours sur sept. "La FIFA et l'UEFA rejettent donc les localisations individuelles, et veulent les voir remplacées par les localisations collectives", détaille ainsi le communiqué publié hier. De son côté, Joseph Blatter, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), souhaite avant tout préserver la vie privée des joueurs. "Il ne faut pas se lancer dans une chasse aux sorcières quand il s'agit de parler de dopage", a-t-il expliqué. "Nous, dans le football, nous étions des précurseurs, nous étions là depuis les premiers jours, il y a plus de dix ans en arrière. Nous sommes la fédération internationale qui fait le plus de contrôles antidopage, mais s'il vous plait, laissez un minimum de vie privée pour nos sportifs".

Pour l’AMA, s’en est trop. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le président de l'Agence, John Fahey, s’est offusqué et a vivement critiqué les deux instances, accusées "d’ignorer la réalité du dopage dans le sport". "Un des principes clés d'un contrôle antidopage efficace est l'effet de surprise et la possibilité de contrôle d'un athlète sans préavis 365 jours par an. Demander, comme le font la FIFA et l'UEFA, que les contrôles aient lieu seulement sur les terrains d'entraînement et non pas pendant les périodes de vacances, c'est ignorer la réalité du dopage. Les partenaires de l’AMA reconnaissent cette réalité, et les réactions que nous avons reçues de l’immense majorité des sports, mais aussi des sportifs et de tous ceux qui soutiennent le sport sans dopage, contredisent fortement la position de la FIFA et de l’UEFA".



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