Dopage : le baseball en pleine tempête


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Dopage : le baseball en pleine tempête

Actualités / Sports US - le 16 février 2009 à 16h30

Par Thomas HETEAU

Miguel TEJADA

Depuis 5 ans, et la mise en place d’une politique antidopage plus sévère, le baseball est secoué par des scandales à répétition. Les aveux d’Alex Rodriguez, véritable star outre-Atlantique qui a admis s'être dopé entre 2001 et 2003, ne font qu’enfoncer le clou.

"Il y a eu des années noires dans le cyclisme, mais je crois que nous commençons à en sortir. Peut-être que c'est le baseball qui s'apprête à vivre des années noires… " Interrogé à l’occasion du Tour de Californie, Lance Armstrong pourrait bien, une fois n’est pas coutume, être dans le vrai. Car depuis quelques années, les affaires de dopage se multiplient sur les "diamants" (forme du terrain de baseball). Dernier scandale en date, le 9 février dernier et les aveux d’Alex Rodriguez. Le joueur le mieux payé de l’histoire dans cette discipline, avec un salaire annuel de 21,3 millions d'euros, a reconnu avoir pris des stéroïdes entre 2001 et 2003. À cette époque, "A-Rod" évoluait sous les couleurs des Texas Rangers.

"J'ai pris un produit interdit, j'en suis désolé et je le regrette profondément, a-t-il déclaré. Quand je suis arrivé aux Texas Rangers en 2001, j'ai senti beaucoup de pression sur mes épaules. Le baseball avait alors une culture différente, plus permissive. J'étais jeune, stupide et naïf. Je voulais prouver que je pouvais devenir un des meilleurs joueurs de l'histoire. J'ai été stupide pendant trois ans. Très, très stupide. Je présente mes excuses aux fans des Texas Rangers". Il a cependant tenu à préciser que toutes les saisons disputées sous les couleurs de New York, depuis 2004, ont été propres.


104 joueurs concernés en 2003
Selon l'hebdomadaire Sports Illustrated, Alex Rodriguez a été contrôlé positif à deux stéroïdes anabolisants (testostérone et primobolan) en 2003. Année au cours de laquelle des tests urinaires ont été menés auprès de 1198 joueurs afin d’établir une politique antidopage plus sévère. Car jusqu'en 2004, aucune sanction n'était envisagée en cas de contrôle positif aux stéroïdes, même si son usage était interdit. Suite à ces tests, une liste de 104 joueurs positifs avait été établie.Mais pour que les choses bougent réellement, il faudra attendre 2005. Cette année-là, les joueurs des ligues majeures et les propriétaires ont convenu de sanctions plus sévères pour l'utilisation de stéroïdes: un premier test positif entraînera une suspension de 50 matches, un récidiviste écopera d'une suspension de 100 matches et une suspension à vie sera imposée dans l'éventualité d'un troisième contrôle positif.
Une nouvelle offensive survient en mars 2006. George Mitchell, un ancien sénateur américain, a pour mission d'enquêter sur l'usage de drogues au sein de la Major League Baseball (MLB), en particulier des stéroïdes et des hormones de croissance. Le 13 décembre 2007, Mitchell présente ce rapport (le rapport Mitchell) au Grand Hyatt Hotel de Manhattan et accuse 89 joueurs, et ex-joueurs, des ligues majeures.

Quelques jours après la confession d'Alex Rodriguez, une autre star du baseball, Miguel Tejada, qui évolue au sein des Houston Astros, a reconnu avoir menti lors de son audition en 2005 par une commission du Congrès américain qui l'interrogeait sur la pratique du dopage dans le baseball. De son côté, Barry Bonds, 44 ans, est accusé d'avoir menti devant la chambre d'accusation chargée de l'enquête en 2003, quand il a affirmé sous serment n'avoir jamais utilisé de stéroïdes en connaissance de cause. Et l’histoire ne fait que commencer.
 

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