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coupe 8e coupe 8e

> 03 mars 2009 à 12h15

Par Stéphane POCIDALO

Coupe de France: la Ligue 2 va-t-elle (encore) mater la L1?

Les huitièmes de finale de la Coupe de France vont proposer quatre chocs entre des clubs de Ligue 2 et des clubs de l'élite. Soit 50% des rencontres à l'affiche. Les "gros" doivent se méfier: depuis le début de la saison, toutes coupes confondues, la L2 mène 9 à 5 face à la L1.

Désormais, la Coupe de France devient une compétition attractive aux yeux des candidats encore en lice. L'équation est simple: trois matches à gagner et le Stade de France s'offrira aux deux finalistes. Le tableau de ces huitièmes de finale montre que les clubs professionnels sont au rendez-vous: neuf clubs de Ligue 1, cinq de L2 et un de National. Seul Vitré, le "petit poucet", est un pensionnaire de CFA. Et la particularité de ce tour réside dans le nombre important de confrontations entre clubs de L1 et L2:  quatre sur huit.

Aujourd'hui, Guingamp-Le Mans, Dijon-Grenoble et Boulogne-sur-Mer-Toulouse sont à l'affiche. À la lecture de ces rencontres, les pronostiqueurs miseraient aisément sur les succès des trois clubs en déplacement. Mais cette logique se fait rattraper rapidement par une statistique stupéfiante. Depuis le début de la saison, en prenant en compte les deux coupes nationales, les pensionnaires de L2 ont remporté 9 matches sur 14 disputés contre des clubs de L1. Soit un taux de réussite de 64%. On se souvient des très belles victoires de Metz à Lyon (3-1) en 8es de finale de la Coupe de la Ligue, ou bien de la démonstration de Boulogne-sur-Mer face au SM Caen (3-1) lors des 16es de finale de la Coupe de France.

Ce constat montre à quel point le niveau des équipes de "l'antichambre" de l'élite est proche de celles qui font l'actualité chaque week-end. "Oui, mais nous n'avons rien à perdre", répètent, à l'envi, les protagonistes de L2 lorsqu'on leur demande si battre une équipe de L1 serait un "exploit". Mis à part Boulogne ou Dijon, les équipes en lice en Coupe de France ont évolué, récemment, en Ligue 1. Guingamp, par exemple, a connu de nombreux moments de gloire entre 2000 et 2004; idem pour Sedan (2000-2003) ou l'AC Ajaccio (2002-2006). De plus, de nombreux anciens pensionnaires de l'élite encadrent les plus jeunes au sein des équipes de L2. On pense à Yohan Lachor (Boulogne), à Éric Carrière (Dijon) ou à Wilson Oruma (Guingamp).

Alors, hormis le Paris Saint-Germain(en déplacement à Rodez), épargné lors du tirage au sort, les quatre équipes de L1 confrontées aux clubs de L2 devront réaliser un match plein pour espérer se qualifier. Si les observateurs diront que "la logique est respectée", il sera, pourtant, nécessaire de souligner que ce n'était pas une mince affaire. Mais, on est prêts à parier que certains y laisseront des plumes...


 
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