Christian Gourcuff joue la provocation


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Christian Gourcuff joue la provocation

Actualités / Football - le 15 octobre 2009 à 10h49

Par Pierre ORLAC'H

lorient

L'entraîneur de Lorient n'accepte pas la décision du comité national d'éthique. Au lieu de réaliser une action pédagogique, il préfère être suspendu. Le gentil coach se rebelle.

Antoine Kombouaré et Christian Gourcuff avaient joué aux chiffonniers par presse interposée. Suite à des déclarations plus ou moins biens senties, les deux entraîneurs s'étaient donc retrouvés devant le comité national d'éthique présidé par Dominique Rocheteau. La sanction avait été plutôt légère. Histoire de redorer leur image, et de montrer le bon exemple, il leur était demandé de réaliser une action pédagogique envers des clubs amateurs. En cas de refus, ils seraient suspendus. Personne ne s'attendait à ce que l'un d'eux joue les canards boiteux. Mais Christian Gourcuff a décidé de se la jouer "bad boy". Tony Montana vit désormais en Bretagne. Vous ne saviez pas que c'est dans cette région qu'il y a des irréductibles Gaulois.

Décidé à avoir le dernier mot dans cette affaire, l'entraîneur des Merlus a envoyé une lettre au comité des sages. "Je vous informe, par la présente, de ma décision d'effectuer un match de suspension car je considère que défendre les valeurs du football est une de mes missions que j'accomplis en tant qu'entraîneur depuis 1982 avec plaisir. Depuis près de 30 ans, je réponds favorablement aux sollicitations du District du Morbihan, de la Ligue de Bretagne et de tous les clubs amateurs. Je reste et resterai toujours à leur disposition". 

Soutenu par son président Gourcuff se donne une image rock'n'roll et montre qu'il veut rester droit dans ses bottes. Sa décision affaiblit, encore, un comité dont l'utilité est remise en cause par beaucoup d'acteurs du football. Dominique Rocheteau regrette le choix. Bien sûr, le match de suspension n'était pas dissuasif. Le comité avait essayé de sortir les deux entraîneurs de cette affaire sans faire trop de vagues et sans envenimer les choses. "C'est son choix et je le regrette. Car un match de suspension n'est pas forcément dissuasif. Nous, le CNE, on fait plus dans la pédagogie et ce n'était pas vraiment une sanction que nous lui avions infligée. Mais bon, c'est son choix".

Kombouaré qui avait été le plus loin dans les propos tenus parlant de son envie "de mettre des claques" au technicien breton a lui accepté la décision. Mais il a perdu son image d'entraîneur le plus rebelle de la Ligue 1.

 

 

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