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> 09 janvier 2009 à 12h40

Par Thomas HETEAU

CDM de baby-foot : "Sortir de cette image café, clope, alcool"

Depuis hier et jusqu’à dimanche, le complexe sportif Mangin-Beaulieu de Nantes accueille la Coupe du monde de baby-foot. Plus de 400 joueurs, représentant 32 nations, ont fait le déplacement pour l’occasion. Mais l’événement a un autre objectif : prouver que le football de table est un vrai sport. Et ce n’est pas Marine Pohl, membre de l’équipe de France, qui dira le contraire. Interview.

Quatre jours de compétition. 470 joueurs représentant 32 nationalités. La salle nantaise de Mangin-Beaulieu, où se déroule actuellement la Coupe du monde de baby-foot, est en ébullition. Pour les meilleurs joueurs de la planète, c’est l’événement à ne pas louper. Mais pour les membres de l’équipe de France, c’est aussi l’occasion de faire parler d’eux. Prouver aux yeux du grand public que, oui, le football de table est un sport à part entière.

Mais il faut être honnête, le pari n’est pas gagné. La Fédération française de Football de table (FFFT) ne compte que 800 licenciés, contre 20 000 par exemple en Italie. Face au meilleures nations mondiales, Etats-Unis, Autriche et Belgique notamment, la France peine à se faire un nom. De son côté, l'Etat ne veut pas reconnaître le baby comme un sport de haut niveau. Autrement dit, pas de subventions, manque d’équipements, manque de bénévoles…Alors quoi rêver de mieux qu’un championnat du monde en France ? Marine Pohl, membre de l’équipe de France, veut y croire.

Lesdessousdusport.fr : Que représente pour vous cet événement ?
Marine Pohl : Le moment le plus important de l’année. En fait, il y a deux compétitions ce week-end: la Coupe du Monde des nations et le championnat du monde, en simple et en double, juniors et seniors. Même si je ressens encore plus de pression, car on est à domicile, c’est une grande fierté d’être sélectionnée. Porter le maillot de l’équipe de France, c’est unique.

Justement, quelles sont les ambitions françaises ici ?
En individuel, il y a encore deux garçons en compétition : Sébastien Zapater et Jules Ramon. Pour les filles en revanche, c’est terminé. Par équipe, les garçons devraient logiquement passer les phases de poules sans encombre, mais ils devront ensuite affronter l’une des meilleures équipes du monde, les Américains. Pour nous, ça risque d’être plus compliqué de sortir des poules car on joue face à l’Allemagne, la Slovaquie et le Danemark. Le truc, c’est d’aller le plus loin possible et surtout de prendre du plaisir.

L’autre objectif, c’est aussi de vous faire connaître…

Bien sûr. On manque cruellement de reconnaissance car le baby n’est pas encore reconnu comme sport de haut niveau. C’est pour cela que l’on a invité les membres du Ministère des Sports. Malheureusement, ils ont décliné l’invitation. Comme d’habitude…

On peut donc parler de sport pour le baby…

On s’entraîne une dizaine d’heures par semaine en période normale, un peu plus avant les compétitions. Il y a une vraie dimension sportive. Le baby, c’est dur physiquement et psychologiquement. Le problème, c’est que tout le monde a cette image de "café, clope, alcool". C’est pour cela qu’on attend beaucoup de cette compétition. On espère qu’il y aura du monde ce week-end dans les gradins…
 


 
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