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> 17 septembre 2009 à 16h51

Par Thomas HETEAU

Basket : Finale avant l'heure

À 21 heures ce soir, l’équipe de France affronte l’Espagne, championne du monde en titre, en quarts de finale de l’Euro 2009. Le pire scénario possible? Pas si sûr.

On pourrait croire que Nando De Colo regrettera longtemps son shoot au buzzer face à la Grèce (71-69) mardi lors du 2e tour de ce championnat d’Europe. Car en offrant la victoire à ses coéquipiers, l'arrière tricolore a assuré aux Bleus la première place du groupe E. Et donc le droit d’affronter le 4e du groupe F en quart. Autrement dit, les Espagnols.

Vice championne olympique à Pékin et championne du monde en titre, l’Espagne est annoncée comme la grande favorite de cet Euro 2009. Depuis la victoire des Bleus sur la Grèce, tout le monde crie donc au cadeau empoisonné. "C'est toute la cruauté d'un championnat d'Europe", avouait même l’entraîneur national Vincent Collet.

C’est certain, l’équipe de France fait figure d’outsider dans cette finale avant l’heure. Mais le tableau n’est pas si noir et les Bleus ont de quoi se rassurer. Tout d’abord, les Espagnols ont eu une journée de récupération de moins que les Français. À ce niveau de la compétition, cela n’a rien d’anecdotique. Surtout quand on connaît l’impact physique du jeu tricolore. Même les adversaires le confesse. "L'équipe de France est très athlétique, mais aussi très talentueuse (…) C'est une grande équipe et nous devrons faire beaucoup d'efforts dans la concentration et la récupération pour gagner", note le sélectionneur espagnol, Sergio Scariolo.

Toujours invaincue dans cette compétition, l’équipe de France est en forme et ne cesse d’élever son niveau de jeu. “On est à six victoires et zéro défaite, ce n’est pas rien", insiste Florent Pietrus en conférence de presse. "Eux aussi doivent s’attendre à un gros match. Il faudra aborder cette rencontre avec l’envie de leur marcher dessus.” D’autant plus que les Ibères n’ont pas vraiment été à la hauteur de leur statut, accrochant difficilement d'une qualification pour le 2e tour de cet Euro. Battus d’entrée par la Serbie (66-57), les hommes de Sergio Scariolo se sont ensuite fait très peur face à la modeste Grande-Bretagne (84-76) avant de perdre contre la Turquie (60-63).

S’ils ont montré un tout autre visage lors de leurs deux derniers matches, les Espagnols ont perdu de leur aura. Et ça, Nicolas Batum en est parfaitement conscient. "Nous les respectons beaucoup, mais nous avons l’équipe pour les battre… et ils le savent".
 


 
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