Michael Ballack
> 23 octobre 2008 à 17h30
“Le moins que l'on puisse attendre en tant que joueur méritant de l'équipe nationale c'est du respect et de la loyauté”. L'ancien joueur du Bayern de Munich, Michael Ballack, ne mâchait pas ses mots, mercredi, dans les colonnes du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Sa déclaration faisait suite à la décision de Joachim Löw de laisser sur le banc des remplaçants, Torsten Frings, pour les récents matches face à Russie et au Pays de Galles. Une décision que Frings a eu du mal à digérer, estimant même avoir été humilié.
Ballack en bon capitaine a donc volé à son secours: “Il n’est peut-être pas au meilleur de sa forme, mais il joue encore à un très haut niveau. Si on ne compte pas sur lui, il serait honnête de lui dire en face. Il mérite cela”. Ballack a enfoncé le clou en indiquant: “Des joueurs clés confirmés comme Torsten Frings, Miroslav Klose et moi-même sont remis en cause et attaqués publiquement”.
Le joueur de Chelsea s'est aussi dit «surpris» que Joachim Löw ne lui ait pas demandé de ses nouvelles après son opération aux deux pieds vendredi dernier. Pour tout dire, les relations entre le sélectionneur et son capitaine ne sont pas au beau fixe.
Suite à cela, Joachim Löw, a réagi vertement par le biais d'un communiqué de la Fédération allemande de football: «Je vais téléphoner à Michael Ballack et lui demander de venir à un entretien en Allemagne, pour lui dire que je suis extrêmement déçu par la voie qu'il a empruntée et que ses propos ne sont pas acceptables. Pour le reste, on verra plus tard. Ma décision dépendra du déroulement de cet entretien». Le quotidien allemand Bild prête des propos encore plus tranchants à l'entraîneur allemand: “Nous n'obligeons personne à jouer dans l'équipe nationale. Si le capitaine ne s'excuse pas, il sera viré”...
L'ombre d'un retrait du capitanat plane donc fortement sur Michael Ballack qui s'est réjoui dans le Bild “que l'entraîneur cherche à nouveau le dialogue”!
Dans cette histoire, le mot de la fin revient au charismatique Franz Beckenbauer (vice-président de la Fédération allemande de football): «Je trouve qu'on parle trop dans l'équipe nationale. Les sensibilités me semblent un peu trop fortes». Et de conclure avec sa verve habituelle : «C'est incroyablement moche comme c'est devenu un tas de chochottes. Elles devraient se taire»...
Sur le même sujet, retrouvez l'article “Kevin Kuranyi exclu de la Mannschaft”

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