Anthony Réveillère prend-t-il trop de risques ?
Actualités / Football - le 03 mars 2009 à 12h40
Blessé au genou depuis le 22 novembre, Anthony Réveillère souffre d’une rupture du ligament croisé. Mais le défenseur lyonnais a préféré éviter l’opération. Un choix surprenant pour un sportif de haut niveau. Quels sont les risques d’une telle décision ? Explications.
Après seulement 11 minutes de jeu lors du match PSG-OL, le 22 novembre dernier, Anthony Réveillère s’écroule sur la pelouse du Parc des Princes. Son genou gauche semble touché. L’IRM passée deux jours plus tard confirme les craintes : rupture du ligament croisé antéro-externe. Saison terminée et passage obligatoire sur la table d’opération. C’est en tout cas le scénario probable après une telle blessure. Mais c’était sans compter sur la détermination du défenseur lyonnais qui ne voulait surtout pas rester éloigné des terrains durant 7 longs mois. Alors, pour revenir au plus vite, Anthony Réveillère a pris un (gros) risque : il zappe l’opération et compense par une musculation appropriée pour éviter les longs mois de rééducation. Résultat : selon L’Équipe de ce mardi, le Lyonnais serait prêt à rechausser les crampons, trois mois et demi après cette mésaventure. Une décision surprenante et très risquée pour un sportif de haut niveau.
Un pari osé
La rupture du ligament croisé antérieur entraîne en effet une diminution de la stabilité du genou. Même si ce ligament n'est pas indispensable dans la vie quotidienne, il intervient dans les activités où les membres inférieurs sont soumis à rude épreuve, comme au football. Il existe deux façons de soigner une rupture du ligament croisé. Le traitement chirurgical et le traitement fonctionnel. C’est justement ce qu’a choisi le Lyonnais. Ce traitement consiste à suppléer l’absence de ligament croisé antérieur par une rééducation musculaire qui permettra au genou de rester stable. Seulement voilà, si cette voix de guérison est conseillée aux personnes sédentaires, elle l’est beaucoup moins pour un sportif de haut niveau. Et pour cause, un athlète a besoin d’une stabilité parfaite de son genou, rendue possible uniquement grâce au traitement chirurgical.
Les craintes de l’OL
Du côté du staff médical lyonnais, le choix d’Anthony Réveillère ne fait donc pas l’unanimité puisqu’une rechute est à craindre. "Il était naturel d'envisager l'opération à la vue des éléments médicaux", insiste Olivier Blanchard, le directeur général du club. "Mais il n'est pas possible d'imposer quoi que ce soit dans un domaine médical qui relève du propre choix de la personne concernée". Alors que personne ne communique sur le sujet, L'Équipe révèle que le Lyonnais a dû solliciter l'administration du travail pour obtenir un permis de reprise.
Après avoir procédé au renforcement musculaire de son genou, Anthony Réveillère espère reprendre la compétition en CFA ces prochaines semaines. L’avenir lui donnera peut-être raison...
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Coupe de France : Lille-OL
Trois jours avant de se retrouver en championnat, Lille et Lyon se disputeront un ticket pour les quarts de finale de la Coupe de France mercredi. Pour l'entraîneur lyonnais, Claude Puel, qui revient pour la première fois sur la pelouse de Lille, son ancien club, le LOSC est une formation "difficile à jouer" et "n'est pas l'idéal avant d'affronter Barcelone en 8es de finale retour de Ligue des champions, mercredi prochain".



